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Vert, Blanc, Mauve : Les couleurs de Cheikh Oumar Anne, de l’Ofnac et du Pastef

D’abord, les couleurs du Pastef et de l’Ofnac ne sont pas les mêmes…Il n’y a pas de « mauve » dans le logo de cette formation politique.. Mais là, n’est pas le pire !

Cheikh Oumar Anne, ancien directeur général du centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) dont la gestion « nébuleuse » a été décriée par l’office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), s’est encore signalé pour crier son « innocence » dans cette affaire qui a fait un grand tolet à l’époque. Pour l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur, cette enquête de l’Ofnac alors dirigée par Mme Nafi Ngom Keïta, est loin d’être impartiale. Invité par notre confrère Papa Ngagne Ndiaye, animateur de l’émission « Faram Facce » sur la Tfm, Cheikh Oumar Anne a poussé le bouchon jusqu’à s’enfoncer dans le ridicule.

« Les couleurs de l’Ofnac sont : le vert, le blanc et le mauve…comme celles du Pastef », répond-il à une question de Papa Ngagne Ndiaye qui lui rappelait que selon ce fameux rapport de l’Ofnac, lui, Cheikh Oumar Anne, ne devait plus jamais occuper une fonction administrative au Sénégal. La réponse du maire de Ndioum n’a été autre que de coller à l’Ofnac, mis en place par le président Macky Sall qui en nomme le président et les membres, les couleurs du Pastef, dirigé par Ousmane Sonko. Il faut s’appeler Cheikh Oumar Anne pour oser telle bévue ! Et, quand un personnage, à ce niveau de responsabilité ose ainsi insinuer, c’est que ce pays est vraiment devenu un must dans l’inventivité du ridicule.

L’Ofnac, institué dès les premiers lendemains de l’accession du président Macky Sall au pouvoir, a une existence bien antérieure que le parti Pastef, porté sur les fonts baptismaux en janvier 2014. Aussi, évoquer la similitude entre les couleurs de ces deux structures dont la nature, le fonctionnement, les statuts et les objectifs sont diamétralement opposés, c’est sans doute faire preuve d’une grotesquerie sans commune mesure. Comme quoi, certaines petites gens du pouvoir, aveuglés par une impunité généralisée et sans précédent, se permettent, après avoir dilapidé nos maigres ressources, d’insulter nos mémoires de pauvres « Gorgorlus » qui tirent le diable par la queue.

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