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Un président, c’est comme Goïta : ça parle peu et bien !

Goita. Parlons de lui. De tout le groupe à l’initiative du coup d’Etat qui a déposé le président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, ce jeune colonel dont l’âge oscille entre 38 et 39 ans est le plus en vue. Certes parce qu’il assure depuis mai 2021, la présidence de la transition au Mali. Mais aussi et surtout, parce que « Mon Colonel » est un véritable dur à cuire. La preuve : il a très vite annoncé la couleur « anti impérialiste » en refusant tout bonnement de recevoir à Bamako, le président Macron qui s’y était littéralement auto-invité en décembre 2021. Ensuite, ce fut au tour de la fédé des chefs d’Etats regroupés au sein de la Cedeao de plier face à l’intransigeance du peu bavard Colonel-chef d’Etat. Malgré l’embargo et les sanctions qui vont avec, le Mali de Goïta s’est montré plus que résilient jusqu’à ce que la clique à Niangal lâche du lest en décidant de desserrer l’étau. Une levée des sanctions qui il faut le dire n’était pas moins favorable aux autres Etats membres de l’instance régionale. Le Sénégal en tête. Aujourd’hui encore, voilà que notre bien aimé Colonel qui sert du fonio à ses hôtes, refuse de transiger pour la libération des 49 militaires ivoiriens arrêtés à Bamako alors qu’ils menaient une mission « douteuse » et « sous fausse bannière ». Et, malgré ce nouveau fait d’arme pour le moins gravissime, c’est la magnanimité du jeune président-colonel qui est plutôt interpellée pour faire libérer les soldats. Après l’Onu et le Togo, Macky Sall s’y est employé hier, au nom de l’Union et de la fraternité africaine. Mais, face à Niangal également, Goïta est resté lui-même : masque à la bouche. Comme quoi, un président pour capter l’auditorat, doit s’employer à  parler peu et bien.

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