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Le dialogue qu’il nous faut !!!

Finalement, le Front national de résistance (FNR) a accepté de s’asseoir à la table du dialogue. La personnalité « neutre et consensuelle » de Famara Ibrahima Sagna en est sans doute pour beaucoup. Après moult tergiversations et d’interminables reniements, l’opposition – toujours dans le lit de l’incohérence – accepte ainsi la main tendue du président dont elle a longtemps refusé la légitimité. A sa décharge, la décision de prendre part à ce dialogue est salutaire pour la démocratie et la cohésion (pour ne pas dire cohabitation) politique. Le consensus qui en découlerait mettrait fin à cette inutile guerre froide entre le pouvoir et l’opposition. Mais, ce dialogue, ne devrait pas être que politique voire politicien.

Il devrait transcender les clivages entre l’opposition traditionnelle entre la majorité et l’opposition dite significative (le Pds n’en fait plus partie depuis son boycott de la présidentielle) pour se hisser à la hauteur des urgences nationales, des défis quotidiens qui interpellent le Sénégal.

Autrement dit, les débats ne doivent pas seulement tourner autour du processus électoral et de ses accessoires, du statut de l’opposition ou encore du financement des partis politiques. Le cas échéant, il se viderait de toute sa substance nationale.

On ne vit pas que pour la politique. Et, les pourparlers ne doivent point reléguer les véritables urgences au second plan. Pendant que la sécurité des populations est défaillante ou inexistante, que les viols, les meurtres et les agressions multiformes hantent le sommeil des populations, les hommes politiques devraient arrêter de substituer le devoir de mettre en avant les préoccupations des populations à leurs appétissants intérêts personnels.

Plus que jamais, les véritables urgences sont sécuritaires. Elles commandent une lutte farouche contre les bandes d’agresseurs qui opèrent en plein jour, au cœur des villes comme dans les recoins des campagnes.

L’urgence nationale est également sanitaire et préconise la prise en charge effective des problèmes de santé publique, le relèvement du plateau médical, surtout dans les régions, le recrutement soutenu d’un personnel bien formé et suffisamment motivé. Elle est également sociale et exige la concrétisation de tous les engagements rationnels de l’Etat vis-à-vis des travailleurs, le renouveau de l’école publique, le soutien d’un monde rural qui, petit à petit, perd son âme.

L’urgence nationale, enfin, c’est une bonne politique d’emploi pour les jeunes, articulée à une formation pratique et une incitation à l’entreprenariat, avec des structures dédiées qui ne pêchent pas seulement dans les cohortes des militants et autres sympathisants du parti au pouvoir.

Voilà, Monsieur Famara Ibrahima Sagna, les questions existentielles auxquelles doivent répondre les acteurs du dialogue.

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