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La République toujours infectée par la survivance féodale !

Parmi les torrides et, probablement, sincères larmes qu’à fait couler la confection, contestée puis amputée, de la liste de la coalition Yaw pour les préoccupantes élections législatives en vue : celles de l’ancienne ministre de Me Wade : Mme Aïda Mbodj, qui est rivée depuis le départ de celui-ci du pouvoir à l’Hémicycle. Aïssatou, de son prénom à l’état-civil, a pleuré les larmes de sa vie. Elle a craqué pour avoir été traitée de « jaam » (esclave) par un de ses frustrés compagnons de contestation !

Dire que la bonne dame se dit musulmane, donc « esclave d’Allah » ! C’est vrai que ce n’est pas ce statut, dont aucune créature ne peut se défaire, qui l’a fait larmoyer. C’est parce que plutôt Aïda se veut et se croit « Linguère », puisque portant le même nom de famille que les reines d’antan du Walo, comme Jembët Mbodj. Dire qu’elle fut ministre de la République !

Mais Aïda peut « nak » arguer ne pas être la seule des responsables politiques, des décennies après le temps des royaumes, à ne pas être nostalgique de l’époque féodale. Elle pourrait d’ailleurs citer dans ce vaste lot le président de la République en personne et, même, le prédécesseur de celui-ci. Car si le « député » Farba Ngom clame sur tous les toits être le « griot » de Macky, celui-ci a été taxé par Me Wade d’être de la classe des « esclaves ». Sall se situe lui plutôt dans celle des « guerriers ». Comme quoi, malgré ses plus de soixante ans, la République du Sénégal est toujours infectée par la survivance du sentiment féodal, pourtant aux antipodes de notre devise : « Un peuple, Un but, une foi » !

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