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Karim Meïssa, le Sénégal toujours « à cœur » ?

La situation que vit présentement le Sénégal est inédite. Elle inquiète au plus haut point, jusqu’à l’Hexagone. Car chaque jour qui vient augmente à l’angoisse de vivre les pires tensions politico-sociales ; ceci depuis la manifestation interdite de l’opposition réunie dans la coalition Yewwi askan wi (Yaw). Les Forces de défense et de sécurité (Fds) avaient déjoué les stratégies pour la tenir, malgré l’interdiction de l’autorité administrative. Des arrestations s’en étaient suivies et se poursuivent. On a même ajouté à la terreur, en « vulgarisant » la mise hors d’état de nuire 11 éléments qui seraient le cerveau d’attaques « terroristes » que leur organisation dénommée « Forces spéciales de la terreur » s’apprêtaient à commettre lors de la même manifestation de courses-poursuites avec les Forces de défense et de sécurité. Et pour que les tensions n’accouchent de cycles de désastres, la société civile et bien des opinions invitent au calme et prennent position. C’est le cas de l’ancien président du Sénégal et par ailleurs toujours leader du Parti démocratique sénégalais, locomotive de l’autre coalition, dénommée « Wallu » et défavorable au président Macky Sall : Me Abdoulaye Wade. Mais dans les prises de position et actions enclenchées par le rejet des titulaires de Yaw et les suppléants de la coalition au pouvoir Benno, une voix manque au concert, dont le dernier se joua sur fonds de « casseroles ».
Et en dépit du tollé, Karim Meïssa Wade est comme s’il n’avait rien entendu. Il fait comme si le Sénégal vit toujours du temps de la gloire de son père, dont le déclin avait commencé un 23 juin 2011 : l’historique jour qui fut le théâtre de la levée de bouclier populaire contre la volonté du Président d’alors de se faire succéder par son fils.

Voilà donc, le Sénégal est dangereusement à la coisée des chemins. Karim sera-t-il du « Wallu » (Secours, en Wolof), que miroite la coalition sous la houlette de son père, dont la mise en œuvre est confiée sur le terrain à l’ancien questeur sous le régime de son père, Mamadou Lamine Thiam ?
En tout cas, la dernière fois que Wade fils s’était adressé à ceux qui furent dirigés 12 ans durant par son père, c’était à l’occasion du tirage de groupes des équipes devant participer à la Coupe du monde de football. Celle qu’abritera le Qatar : une monarchie devenue sa « terre d’exil » depuis la grâce que lui avait accordée le Président Macky Sall, suite à sa condamnation pour enrichissement illicite.
A l’occasion Karim avait tenu à féliciter nos « lions » champions d’Afrique, qui seront de la partie. Il leur vantait même les mérites des infrastructures érigées dans ce « beau » royaume, dont il est sous les grâces de L’Emir.
Est-ce parce qu’il est au cœur de l’évènement depuis Doha, que lui héritier, inactif, de la formation politique de son père n’a plus de temps pour le Sénégal ? Pourtant, il y fut le ministre « du ciel, de la terre » et autres horizons ?
Pourtant Karim, dont les mille et un « retours » au bercail annoncés et qui n’ont été jusque-là que du vent, postulait à occuper le moelleux fauteuil sur lequel son père fut remplacé par son « frère putatif » à lui, Macky Sall ! Comme Bush Père et Fils, quoi !
C’est pourquoi bien des Sénégalais ont été pris au dépourvu quand la semaine dernière des « prédicateurs saltigués » ont prétendu l’avoir vu dans leur « divination » et dans le flou parmi les probables remplaçants du tombeur de son père ! Un délire, s’agissant de son cas ?

Pour sûr, comme le laissait entendre le « guide » de la longue marche : « pour capturer les petits du tigre il faut pénétrer dans sa tanière ». Or, Karim Meïssa est plus que loin de la « tanière » du Sénégal. Ceux qui se souviennent, encore, de lui se demandent parfois : Mais que devient donc Karim Meïssa Wade, auquel le père avait lâché, du temps de sa toute-puissance : « Je dirai à ta mère que tu as bien travaillé » ! Était-ce pour le Sénégal et les Sénégalais et dans la peau d’un « patriote désintéressé et engagé » ? Probablement que notre compatriote de mère « Sénégalaise d’ethnie toubab », ne manquera pas de se rappeler au bon souvenir des proches et « militants » restés au pays : même si sa « génération du concret » semble avoir hiberné depuis son « exil ».
ABD

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