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PARIS : Plainte contre Valéry Giscard d’Estaing pour agression sexuelle

Au moment des faits, le 18 décembre 2018, l’ancien chef d’Etat français avait 92 ans ou presque. Valéry Giscard d’Estaing puisque c’est lui dont il s’agit est accusé d’agression sexuelle par une journaliste allemande, Ann-Kathrin Strack âgée de 35 ans à l’époque. Concrètement, Giscard lui aurait “touché” les fesses à la fin de l’interview qu’il lui avait accordée dans son bureau parisien pour le compte de la télévision publique allemande WDR. Elle, surprise, dit avoir repoussé la main du vieil homme. “A trois reprises”.

Depuis le 10 mars dernier, la journaliste, victime présumée a déposé une plainte auprès du parquet de Paris contre Giscard selon nos confrères du journal Le Monde et le Süddeutsche Zeitung (article en allemand,ndlr).

Interrogée par AFP, la journaliste allemande aujourd’hui âgée de 37 ans explique : “J’ai décidé de raconter mon histoire parce que je pense que les gens doivent savoir qu’un ancien président français a harcelé sexuellement une journaliste, en l’occurrence moi, après une interview”.

Toujours selon la plaignante, l’ancien chef d’Etat (1974-1981) lui a posé la main sur les fesses, à trois reprises. “Après l’interview, j’ai demandé à pouvoir faire une photo avec M. d’Estaing et mes collègues, déclare Ann-Kathrin Stracke. Cette photo a été prise par son assistante qui était dans la pièce. J’étais debout à gauche de VGE”.

La situation se serait répétée à deux autres reprises. Elle dit avoir encore essayé de repousser le président Giscard, mais n’a par réussi. Son salut, elle l’a alors dû à son cameraman qui suivait la scène. Lequel a alors fait diversion en renversant volontairement un abat-jour avant de placer une chaise entre la journaliste et l’ancien président.

Des versions battues en brèche par l’entourage de l’ex-chef d’Etat français. Il “ne garde aucun souvenir de sa rencontre” avec cette journaliste explique le directeur de cabinet de Valéry Giscard d’Estaing interrogé par nos confrères. “Si ce qui lui est reproché était vrai, il en serait bien sûr navré, mais il ne se souvient de rien”, tranche Olivier Revol.

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