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“Les 3e mandats constituent également des coups d’Etat” (Umaro S. Embaló, président Bissau-Guinéen)

Tout n’a pas été dit sur le sommet extraordinaire de la CEDEAO consacré à la situation politique au Mali. En effet, selon un récit de nos confrères de Jeune Afrique, le président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embaló n’a pas hésité à crier son désaccord contre les mandats de trop en Afrique. Prenant la parole lors de cette visioconférence, le président Bissau-Guinéen a quelque peu égratigné certains de ses pairs. Les présidents Alassane Dramane Ouattara et Alpha Condé notamment pourraient se sentir visés par la diatribe du jeune président Embaló.

Toujours selon Jeune Afrique, alors que le président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou, rappelait la nécessité de condamner le coup d’État et que ses homologue Alassane Ouattara et Alpha Condé affichaient leur soutien à Ibrahim Boubacar Keïta, qu’ils espèrent toujours réinstaller à la présidence malienne, Umaro Sissoco Embaló ne s’est pas fait prier pour assénés des vérités bien gênantes. Le président de la Guinée Bissau a certes marqué son accord quant à une condamnation du coup d’État au Mali. Mais, s’empresse-t-il d’ajouter, l’instance sous régionale devrait avoir la même attitude pour “tous les coups d’État”. Cité par JA, Umaro Sissoco Embaló estime que “les troisièmes mandats” constituent également des coups d’État. Ni plus ni moins.

Et, si le président Condé a préféré ne pas répondre à cette sorte de “provocation”, tel n’a pas été le cas du président Ouattara dont l’annonce de la candidature est actuellement source de tensions en Côte d’Ivoire. Ouattara a en effet, fait part de son mécontentement à son cadet, qu’il a alors nommé “fiston”. Mais, loin de se démonter, Sissoco Embaló a répondu qu’il était un homologue du chef de l’État comme les autres et qu’il n’y avait “pas de petit pays”.

C’est un secret de polichinelle : entre Umaro Sissoco Embaló et ses homologues ivoirien et guinéen, ce n’est pas le grand amour. Lors de la dernière présidentielle en Guinée-Bissau, en décembre 2019, Condé et Ouattara avaient expressément soutenu l’adversaire d’Embaló, Domingos Simões Pereira. Dans une interview à Jeune Afrique, en janvier 2020, Sissoco Embaló disait de Condé : “Il n’a aucun respect pour moi, et je n’ai aucun respect pour lui”.

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