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VIOLENCES POLICIÈRES : Le président de l’ordre des pharmaciens parle du commissaire Sangaré

En ces périodes où le monde entier déplore la violence policière notée ces dernières heures dans le cadre du couvre-feu, l’affaire “Commissaire Sangaré c/ Cheikhouna Gaye” remonte à la surface. Cette affaire tristement célèbre qui avait mis l’actuel patron de la Sûreté urbaine au devant la scène et suscité l’indignation générale chez les défenseurs des droits de l’homme et les pharmaciens, a été commentée par le président de l’ordre nationale des pharmaciens du Sénégal. Dans une interview parue dans la revue “Médical Actu”, le Dr Amath Niang, président de l’ordre des pharmaciens a commenté et déploré l’attitude de l’ancien commissaire des Parcelles assainies.
Voici son message :
« Pour le cas du commissaire Sangaré, c’est un fait inédit. Tout ce que l’ordre et le syndicat devraient faire, je pense que cela a été fait. Maintenant, ni l’ordre ni le syndicat ne sont investis d’un pouvoir juridique ni de pouvoir étatique. Ce sont des actes que nous déplorons. Je pense que cela a été une indignation pour toute une profession. Cela a été un abus de pouvoir. Il faut qu’on se respecte dans nos rôles. Un pays bien organisé est un pays où les gens se respectent dans leur profil, leur responsabilité dans leur société. Nul ne peut se prévaloir plus que l’autre. Ce n’est pas parce qu’il est commissaire. Il est investi sur le plan de la sécurité, de la stabilité, ce n’est pas à lui de gérer le médicament. L’organisation sociale a fait qu’on a confié le médicament au pharmacien. Chacun a un rôle et chacun est utile pour la société. Si nous voulons une stabilité parfaite, vivre en harmonie par rapport à ce que nous reflétons, du point de vue de nos envergures, de nos responsabilités et de nos profils, nous devrons apprendre à nous respecter, à nous considérer dans l’exécution des tâches et des actes que nous menons. Cela est fondamental. Ce n’est pas parce qu’on est commissaire de police ou plus même, président de la République qu’on doit penser être au-dessus des autres. Non, la Constitution est impersonnelle. Nous devons tous nous soumettre à ses exigences et aucun citoyen ne peut se prévaloir plus qu’un autre. Je pense que le pharmacien est un citoyen digne, honorable qui joue un rôle assez important. Les gens doivent le considérer comme tel plutôt que de vouloir le réduire à un simple vendeur. C’est cela qui fait que la plupart des gens ne parvient pas à bénéficier des compétences du pharmacien. Il faut l’appréhender autrement ».

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