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VIOL PRÉSUMÉ SUR UNE PATIENTE DU COVID : Les résultats de l’examen gynécologique connus

Tout se jouera sans doute dans les débats d’audience. Et, plus que la plaidoirie des avocats des différentes parties – le ministère de la santé a déposé une plainte contre X -, l’intime conviction du juge décidera du sort de B. Niang. Ce volontaire de la Croix-Rouge accusé de viol par une patiente du Covid-19 a déjà été “lourdement condamné” sur les réseaux sociaux. Son “acte” a, en effet, ému les oreilles chastes qui ont entendus les retentissements de cette sordide affaire. Dans le feu de l’information relayée par les médias et largement partagée sur les réseaux sociaux, une grêle de condamnations s’est très vite abattue sur la tête du bourreau avec un fait aggravant : la victime, patiente du coronavirus, âgée de 20 ans était déjà angoissée par la maladie.

Mais aujourd’hui, avec la publication des résultats des examens effectués sur la victime présumée et relayés par L’Observateur, bien des commentateurs ont dû revoir leur copie. En effet, mentionne l’examen gynécologique publié ce lundi par L’Observateur : “(Il n’y a) pas de contact génito génital : la patiente rapporte l’introduction du doigt en intra vaginal”. Mais, fait qui pourrait jouer contre le présumé violeur : “Il est constaté (…) la présence d’une déchirure ancienne à 5 heures”, détaille le rapport même s’il constate “une absence de lésion hyménale récent”. “Pas de signe de contusion au niveau de la face interne des cuisses ni ailleurs”, détaille encore le rapport dont le dernier élément – “(La victime) a refusé des prélèvements bactériologiques” – laisse place au doute qui sera davantage renforcé par ce bout de phrase : “Les examens notent un état psychologique de la patiente à l’idée de rester hospitaliser”.

Au lendemain de cette affaire, des zones d’ombre émergent et seront certainement éclairées par la suite des évènements. En attendant, B. Niang, violeur présumé, a été placé sous mandat de dépôt à la prison du Cap Manuel ce mardi 11 août.

Prévu et puni par la loi sénégalaise (article 320 CP), le viol est constitué par “tout acte de pénétration sexuelle commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise”.

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