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VIDÉO DE LA DAME HUMILIÉE À SACRÉ-COEUR : L’avocat de la défense veut la tête de Seydi Gassama

En attendant la tenue du procès – initialement prévu ce vendredi avant d’être renvoyé au 30 juillet prochain – l’avocat de la défense plaide l’arrestation du directeur exécutif d’Amnesty International, Seydi Gassama.

De l’avis de Me Abdinar Ndiaye, qui assure la défense des trois prévenus arrêtés dans l’affaire de la dame humiliée à Sacré coeur, le directeur de la section sénégalaise d’Amnesty International qui avait partagé la vidéo sur son compte twitter en signe de protestation contre le traitement inouïe infligé à la dame F. ND, “est le premier fautif dans cette affaire”. En conséquence, poursuit la robe noire, “si on était dans un Etat de droit, Seydi Gassama allait être mis aux arrêts et traduit en justice pour avoir partagé la vidéo. C’est de lui que je me suis informé et d’ailleurs tant d’autres personnes, moi qui assure la défense des prévenus”.

Convoquant le code pénal en son article 363, Me Abdinar Ndiaye rappelle la peine d’emprisonnement – entre un an et cinq ans – et l’amende (entre 500 mille et 5 millions de francs CFA) prévue par la loi pénale contre toute personne qui, “au moyen d’un procédé quelconque, porte volontairement atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui : en captant, enregistrant, transmettant ou diffusant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel ; en fixant, enregistrant, transmettant ou diffusant, sans le consentement de celle-ci, l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé”.

Le 19 juillet dernier, Seydi Gassama qui avait posté la vidéo de la dame prise pour une voleuse avant d’être humiliée, avait très vite supprimé son post en demandant aux autres internautes qui l’avaient “partagée” d’en faire autant. “Je prie tous les administrateurs de sites internet qui ont repris la video de l’agression d’une dame que j’ai postée cet après-midi de la supprimer immédiatement. Le but pour moi c’était de m’indigner d’une pratique courante dans notre pays et rien d’autre”, avait notamment rectifié le patron d’Amnesty international Sénégal.

Le lendemain, la police de Dieuppeul avait procédé à l’arrestation des nommés Ibrahima Diaw, Babacar Ndiaye et un certain Moussa, auteurs présumés des faits dégradants contre la jeune dame. Leur procès qui avait été prévu ce vendredi au tribunal flagrants délits de Dakar, mais il a été finalement renvoyé à la demande de la partie civile.

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