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Un sexa avale 2 g de cocaïne, se retrouve à l’hôpital et finit au tribunal

Un prévenu au parcours assez atypique. Mamadou Sène, la soixantaine bien sonnée s’est présenté devant les juges après avoir été admis en urgence pour avoir ingurgité de la drogue. Devant le prétoire, sa douleur se lit facilement sur son visage crispé. L’homme a mal, visiblement très mal. Si bien que le président a dû lui demander s’il était prêt à faire face. « Etes-vous en bonne santé ? Vous voulez qu’on vous juge ? », lui a demandé le président de l’audience. Une question à laquelle le prévenu n’a pu apporter de réponse. Et, c’est son avocat qui l’a fait à sa place. Me Ibrahima Mbengue : « Il est un peu souffrant. Il a subi récemment une opération, mais je pense qu’il est en état d’être jugé. Il pourra tenir le temps du procès ». La robe noire rassure ainsi le juge et évite à son client un second renvoi.

Poursuivi pour détention de drogue, Mamadou Sène avait avalé deux grammes de cocaïne alors qu’il venait d’être arrêté par des policiers. Conduit à l’hôpital pour un lavage de l’estomac, les médecins décident de l’opérer pour extraire les deux boulettes de cocaïne. Le sexagénaire s’en sort avec une plaie non encore cicatrisée et qui commençait déjà à s’infecter avant même le jour de son procès.

Il reconnaît les faits

Devant la barre, le sieur Sène n’est pas passé par quatre chemins. D’emblée, il a reconnu les faits qui lui sont reprochés et exposés par le président du tribunal. Mais, s’empresse-t-il de préciser, les deux boulettes de cocaïne trouvées par devers lui étaient destinées à sa consommation personnelle. Le prévenu révèle être un consommateur de drogue et se serait ravitaillé « chez un gars », dit-il à Ouest Foire. Sans autre précision sinon que son fournisseur a pris la fuite quand il a aperçu les policiers. « Je ne pouvais pas courir et j’ai été appréhendé », a fait savoir le prévenu, admettant qu’il est un consommateur de la drogue.

Récidiviste

Mamadou Sène n’en est pas à son coup d’essai. Au contraire, il a déjà été condamné à 5 reprises à des peines fermes pour les mêmes faits qui lui son reprochés. Toutes choses qui font que son avocat, n’a pu rien faire que de demander une bienveillante application de la loi. De l’avis de Me Ibrahima Mbengue, la place de son client n’est pas en prison mais plutôt dans un centre de cure. « Vous avez devant vous un grand malade. Il a même été en traitement à Fann. On lui remettait des produits de substitution pour qu’il ne tombe plus dans les travers de la drogue », a plaidé la robe noire. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour jugement qui sera rendu le 10 juillet prochain.

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