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GROGNE : Des étudiants non orientés menacent Cheikh Oumar Anne

« Si rien n’est fait, nous iront devant les locaux du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, pour arracher nos demandes d’admission »…

Au cours d’un point de presse tenu en septembre dernier, en prélude à la rentrée universitaire 2019-2020, le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Anne, avait annoncé l’orientation de « l’ensemble des bacheliers de cette année » dans les universités publiques. Mieux, précisait l’ancien directeur général du COUD, « à ce jour, sur les 57.130 bacheliers de cette année, 52.200 ont déjà effectué leur inscription sur la plateforme Campusen ».

Mais, 8 mois après cette décision prise au sortir d’une réunion de coordination des recteurs élargie à l’ensemble des responsables d’établissements publics, la réalité du terrain est totalement différente. Si bien que des étudiants qui attendent encore d’être orientés au moment où le premier trimestre de l’année académique est déjà bouclé, ont décidé de se faire entendre.
Le collectif des étudiants non orientés, qui a vu sa demande d’autorisation de marche refusée par le préfet de Dakar, s’est résolu à tenir une conférence de presse pour dénoncer la situation dont sont victimes ses membres. Devant les journalistes, le président du collectif, Souleymane Diouf et ses camarades ont d’abord déploré l’attitude du préfet qui selon eux, « veut saboter leur mouvement », avant de donner un ultimatum d’une semaine à leur ministre de tutelle pour prendre en charge leur seule et unique revendication : intégrer une université.

A entendre ces nouveaux bacheliers, le ministre de l’Enseignement supérieur ne maitrise pas ses chiffres. « Le ministre a déclaré que les bacheliers non orientés sont au nombre de 526 alors que plus de 1000 bacheliers ne sont pas orientés », corrige Souleymane Diouf qui regrette le fait que certains de leurs camarades sont en train de suivre normalement les cours, au moment où eux, sont en train d’errer « comme des chômeurs ». Suffisant pour le président du collectif des étudiants non orientés de prévenir : « J’ai eu la capacité de les regrouper sur les réseaux sociaux. Donc, d’ici une semaine, si on n’a pas reçu nos demandes d’admission, on va faire un autre combat. Le ministre là où il se pointe, on sera là-bas avec tous nos camardes afin d’arracher nos demande d’admission. Parce que ce que nous réclamons, c’est notre droit « .

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