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Transport : Une paralysie du secteur en gestation

Après le deuil national décrété suite à l’accident routier le plus meurtrier du Sénégal survenu le week-end dernier à Sikilo, un conseil interministériel convoqué en catastrophe a édicté 22 mesures pour « plus jamais ça ». Mais l’Etat pourrait bien se heurter à la résistance du syndicat des transporteurs qui a sonné la mobilisation de ses troupes pour se faire entendre contre lesdites mesures.

Un drame pourrait en cacher un autre. C’est ce qui semble ressortir des propos du maire de Diander et non moins secrétaire général du Syndicat national des travailleurs du transport routier du Sénégal, Alassane Ndoye, recueillis par le site alphanews.sn. En effet si un conseil interministériel s’est réuni au lendemain de l’accident ayant entraîné des dizaines de pertes en vies humaines, pour arrêter un peu plus d’une vingtaine de mesures afin de mettre fin aux accidents tragiques sur nos routes, le maire de Diander voit derrière celles-ci une volonté déguisée de « tuer » le transport privé, au profit de celui étatique.

Car, argue-t-il, leur syndicat n’a été utilisé que comme simple faire-valoir. Ce qu’il ne peut accepter, autant que de voir le transport routier sénégalais fonctionner à perte et sous contrainte. Contrainte de se faire concurrencer par les bus de l’Etat, le Ter, le Brt, les motos-taxis, « Ware Gaïndé » et autres « taxis clandos ». Ce que n’entendant pas laisser prospérer, leur syndicat ratisse large pour une ou des « journées mortes » dans le transport privé, qui seront suivies « d’autres actions ». Sur un ton, presque, ironique il a invité le régime de Macky Sall, qui chercherait à « tuer » les travailleurs du transport privé, à penser à leur prise en charge dans le cadre des bourses familiales.

Ainsi donc, après la quarantaine de morts à Sikilo, on risque bien d’assister à la paralysie du transport public, sous la houlette du syndicat dirigé par le député Alassane Ndoye, qui exige que l’Etat revienne avec eux « un à un » sur la vingtaine de mesures décrétées lundi dernier sous la présidence du Premier ministre Amadou Bâ, qui invite son équipe à « passer à l’action de façon résolue », pour « plus jamais ça sur nos routes ». En somme après les drames routiers, qui continuent, le régime du Président Sall est menacé par les transporteurs routiers syndiqués.

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