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TOURNEE NATIONALE : Le SAES énumère les maux de l’université de Bambey

Le mois de janvier a été particulièrement chaud à l’université Alioune Diop de Bambey où les étudiants étaient encore obligés d’utiliser la méthode forte pour faire réagir les autorités. Cette journée du 15 janvier, malheureux aboutissement d’une crise latente qui mine ce temple du savoir, avait causé de nombreux dégâts et un bilan relativement lourd dans les rangs des forces de l’ordre (7 blessés du groupement mobile d’intervention dont un avec une fracture de la main gauche). Les étudiants qui réclamaient de meilleures conditions de vie et d’études avaient également payé un certain tribut.

Aujourd’hui, plus d’un mois après, la situation n’a pas évoluée. Au contraire, selon le secrétaire général national (SGN) du syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES), les conditions de vie des étudiants à l’université Alioune Diop de Bambey (UADB) restent difficiles à l’UADB. En tournée de sensibilisation et de mobilisation, Malick Fall et ses camarades qui donnent des nouvelles de cette université renseignent que de nombreux étudiants qui avaient été orientés à l’Université de Bambey ont « abandonné les études à causes des conditions de vie difficiles ». Evoquant les causes de cette situation, Malick Fall estime que cette université ne peut recevoir plus de 2 500 étudiants. Le secrétaire général du SAES conforte ainsi les propos des étudiants qui dénonçaient le « sureffectif » dans les salles de cours. « Celles qui devraient accueillir 100 étudiants sont à 200 », dénonçaient-ils par la voie de leur porte-parole, Ndiaga Thiam.

Selon ces étudiants, les problèmes de cette université « ne cessent d’augmenter », ce qui amènent souvent les étudiants de décréter des grèves illimitées. La dernière remonte seulement au mois de novembre 2019, parce que, disait leur porte-parole, l’Etat « tarde toujours à réagir » pour apporter des solutions à leurs problèmes qui « ne datent pas d’aujourd’hui ».

Le SAES dans le cadre d’une tournée dénommée « Grande offensive », est en train de faire le tour des universités du pays pour sensibiliser sur le sens de sa lutte.

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