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M. SAMB, POLICIER MALMENÉ PAR DES GENDARMES : “Je n’étais pas armé, sinon j’allais tirer sur eux”

La rivalité entre la police la gendarmerie s’est encore manifestée dans la ville sainte de Touba où un agent de police a passé un sale quart d’heure entre les mains des gendarmes. Et, tout est parti d’une dispute autour de la compétence territoriale entre les deux corps dans cette partie de la ville de Touba. Les faits remontent au jeudi 16 avril dernier aux alentours de 13 heures 30 minutes sur la route de Darou Mouthy, à hauteur de l’intersection qui mène vers les HLM Sokhna Maï. D’après le récit du policier révélé par nos confrères du journal l’Observateur, il a été malmené par un groupe de huit gendarmes.

Pourtant, révèle la victime, M. Samb, agent de police en service au commissariat spécial de Touba, quand les esprits ont commencé à s’échauffer, il a préféré se retirer avant d’appeler son supérieur, le commandant du corps urbain, Ibrahima Diop, pour l’informer de la situation. Celui-ci lui donne alors l’ordre de quitter les lieux.

Mais, toujours selon nos confrères de l’Obs, les gendarmes ont poursuivi le policier avant de l’appréhender et de lui passer les menottes. “Jeté comme un mal propre” dans le véhicule des gendarmes, l’agent de police sera conduit à la brigade de Touba Bélel où il a été gardé-à-vue pendant quelques heures. Informé de la situation, le commissaire divisionnaire Bassirou Sarr, se saisit de l’affaire et fait libérer son agent.

Mais, à en croire le policier, le mal était déjà fait en ce moment. “Il s’agit d’un acte vilain, qui m’a fait très mal”, s’est désolé l’agent M. Samb qui précise qu’il n’a exercé “aucune forme de violence ou de résistance” devant les hommes en bleu. “Ils ont profité de l’absence de mon collègue pour me trouver sous l’arbre à palabres en train d’attendre un taxi”, explique-t-il encore avant de fustiger l’attitude du commandant de la brigade de gendarmerie de Touba Bélèl. “le commandant de gendarmerie a été indécent. Il est le principal instigateur. Il est assis sur ma tête. Il ne mérite pas sa place. Certains gendarmes étaient réticents, mais ils n’avaient pas le choix devant les ordres de leur supérieur. Dieu merci, je n’étais pas armé. Sinon, j’allais tirer sur eux”, regrette le policier.

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