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THIES : Le mari de Marième Diagne raconte l’entretien téléphonique qu’il a eu avec le meurtrier

D’aucuns se demandaient où se trouvait le mari de la défunte Marième Diagne, tuée ce Week-end à Thiès. Celui-ci a finalement décidé de rompre le silence. Le mari éploré qui réside en Espagne s’est confié à nos confrères de TFM qui l’on joint au téléphone. Son récit…

« Il y a deux ou trois jours mon épouse Marième Diagne m’a appelé au téléphone pour me dire qu’elle recevait des menaces d’un de ses anciens amis qu’elle a connu quand elle était en classe de Terminale. Je lui ai demandé s’il ne s’agissait pas d’un ex-petit ami, elle m’a dit que le jeune homme n’était un ami et qu’ils sont jamais sortis ensemble, même si celui-ci ne lui cachait pas son amour », relate d’abord le mari éploré qui a néanmoins demandé à son épouse pourquoi Assane menaçait de la tuer. « Parce que je me suis mariée, et elle m’avait clairement dit que le cas échéant il allait me tuer », répond Marième Diagne.

Avant-hier, le jour du drame, vers 8 heures, Assane Guèye est venu rendre visite à Marième Diagne qui l’a reçu dans son salon avant d’appeler son mari pour l’en informer. Celui-ci, inquiet lui demande pourquoi elle avait accepté de recevoir quelqu’un qui le menaçait de mort. Mais, Marième ne croyait pas qu’Assane allait mettre ses menaces à exécution. « J’ai demandé à lui parler au téléphone pour savoir s’il avait effectivement menacé mon épouse. Il m’a dit qu’il n’a proféré aucune menace mais, que Marième lui devait de l’argent, un montant de 3 millions 40 mille. Mais, il n’a pas répondu à ma question malgré l’insistance de mon épouse qui lui demandait de fournir la preuve de cette créance. J’ai repris la parole pour lui dire que j’étais prêt à lui payer cet argent s’il me présentait une preuve de la créance. Mais, comme il ne pouvais pas répondre à cette question, je lui ai demandé de partir tout en lui disant que je restais disposé à lui payer son argent dans les conditions que j’ai définies. Sur ce, je lui ai communiqué mon numéro de téléphone afin qu’il puisse m’appeler dès qu’il aura rassembler les preuves de la créance », poursuit encore le mari de Marième Diagne

« J’ai demandé à mon épouse d’aviser la police »

« J’ai ensuite demandé à Marième de relater les faits à la police. Elle a suivi mes injonctions et rencontré un adjudant du nom de Mbengue qui lui a demandé de le conduire chez Assane. Sur le chemin, ils sont d’abord passés chez sa mère mais, il n’y était pas. Ils sont par la suite retournés à la police où Marième a aperçu Assane qui s’y rendait. Il a ensuite été invité à rejoindre l’enquêteur », poursuit toujours le mari.

« Cependant, ajoute-t-il, Assane Guèye ne parvenait pas à aligner une phrase correct, il semblait divaguer. L’adjudant lui a néanmoins demandé s’il gardait des preuves de la créance dont il parle, il a répondu par la négative. L’adjudant leur a demandé de revenir à 16 heures. Quand ils sont revenus, Assane a été entendu pendant 45 minutes mais, il ne disait rien de clair là où en 10 minutes, Marième Diagne a narré toute l’histoire au policier ». Mais, à la police, Marième Diagne décide de passer l’éponge. L’adjudant Mbengue aurait néanmoins demandé à Assane Guèye de la laisser en paix ; mieux, il lui aurait intimé l’ordre de plus appeler le mari de Marième. Peine perdue, car ce même jour, vers 21 heures, il rappelle le mari pour insister sur la créance. Et, quand celui-ci a insisté sur la preuve, Assane Guèye décide de changer de fusil d’épaule en tentant d’enfoncer Marième Diagne qu’elle accuse d’adultère. « Elle est restée ma petite amie même quand tu l’a épousée », dit-il au mari de la jeune femme qui n’a pas pris cette révélation au sérieux. Surtout que sa défunte épouse l’avait déjà prévenu sur l’éventualité d’un tel discours de Assane Guèye, sans doute pour semer le doute dans son esprit. « Je lui demandé d’arrêter ses menaces et d’amener la preuve de la créance dont il parle si tant est qu’elle existe. Sur ce, on s’est quitté », narre le mari.

Le lendemain, vers 9 heures, Assane retourne chez les Diagne, accompagne d’un homme d’un certain âge. Celui-ci « Assane, qui m’a trouvé en train de lire le Coran, m’a demandé de l’accompagner pour qu’il puisse vous présenter ses excuses. Sur ce, la mère de Marième rétorque que tout était désormais entre les mains de la police et que les parties n’avaient plus rien à se dire. Assane décide de repartir avant de revenir quelques heures après, vers 14 heures, pour commettre l’irréparable sur Marième Diagne qui selon son mari, « était en état de grossesse ». « Donc Assane a tué deux personnes », dit-il en sanglots.

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