SOCIETE 
A la Une

S’abstenir, c’est voter “Pour” !

« Les gens sont libres de faire ce qu’ils veulent, mais pas d’imposer ce qu’ils sont (…) ». Ainsi parlait le président Sall, au décours d’une interview accordée à la chaîne privée française «iTélé», le 25 octobre 2015. Cette réponse tranchée sonnait quelques mois après celle jetée à la figure du président Barack Obama, en juin 2013, à Dakar. Il faut dire que les deux répliques sont bien plus fermes que celle servie dans l’entre deux-tours de la présidentielle, quand l’alors candidat Macky Sall prêchait une «gestion responsable» de l’homosexualité. Mais, malgré cette fermeté «présidentielle» sur la question, biens des actes ça et là posés par le régime ne résistent plus au doute : au Sénégal, les homosexuels appartiennent, de plus en plus, à une espèce surprotégée.

Si bien que d’aucuns se posent la question de savoir si, plus qu’une simple position affichée sur la question, Macky Sall ne devrait pas redoubler de courage et ouvertement freiner l’allure galopante de ce phénomène émergent ? Ce questionnement sonne bien dans l’actualité de cette semaine où le Sénégal a préféré s’abstenir lors du vote de la résolution de l’Onu condamnant les violences faites à l’encontre de LGBTI. Cette posture sénégalaise n’a rien de fortuite quand on interroge l’histoire récente. En janvier 2016, de paisibles citoyens manifestant leur opposition contre la promotion de l’homosexualité ont été lâchement matés par les policiers. Mais, là n’est pas le plus grave…
Autrement plus inquiétant fut la posture de l’alors ministre de la Justice Sidiki Kaba qui, par le biais d’une dangereuse interprétation, extirpe l’homosexualité des infractions prévues et punies par la loi pénale sénégalaise. Face à pareil comportement et au profil de l’auteur, et l’abstention du Sénégal à l’Onu, tout porte à croire que le Sénégal est « sur la bonne voie » pour donner plus de liberté aux homos et ramer à contrecourant de la quasi totalité des sénégalais.

Pour en revenir au comportement du Sénégal lors du vote de la résolution onusienne, il faut dire que l’abstention, en pareille circonstance, est une voix qui compte. Le Nigéria l’a bien compris pour ne donner aucun espoir aux défenseurs des homos, contrairement au Sénégal où il leur est encore permis de rêver. Et, à ce rythme, l’Etat s’acquitterait difficilement de son devoir de libérer ces milliers de jeunes citoyens, «victimes coupables et/ou innocentes» qui, des enjeux de l’homosexualité, ne comprennent que la face visible de l’iceberg : le comportement et le code vestimentaire.
Les enjeux véritables de ce projet déroulé par les concepteurs du «nouvel ordre mondial», visent l’autorisation d’un libertinage au nom d’une Liberté autorisant toutes les extrémités animales à l’homme. Voilà une angoissante question qui, outre le chef de l’Etat, aurait dû interpeller les chefs religieux. Certainement, la croissance exponentielle du phénomène homo mérite l’engagement religieux et citoyen de certains marabouts. Tout ordinaires qu’ils soient !

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer