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SA CRÉDIBILITÉ REMISE EN CAUSE : L’institut Pasteur répond

Après l’organisation mondiale de la santé (OMS) qui a eu une bonne dose de véhémentes critiques de la part du président Donald Trump et de réprimandes plus « courtoises » de la part du président Malgache, Andry Rajoelina, c’est désormais au tour de l’Institut Pasteur de se trouver au milieu d’une grêle de coups. A Antananarivo comme à Dakar, la fondation Pasteur est critiquée à cause de ses « résultats » de diagnostic plus ou moins « erronés » surtout que des « contre expertises » commandités remettent en cause le travail de Pasteur.

Et, comme pour rendre les choses plus compliquées, à Dakar, l’institut de recherche en santé de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF) « accuse » l’institut Pasteur d’avoir refusé de lui remettre la souche du COVID-19 afin que le laboratoire dirigé par le professeur Souleymane Mboup puisse faire des diagnostics.

Une situation pour le moins inconfortable qui a obligé l’IPD de sortir de sa réserve. A travers un communiqué signé par l’administrateur général, le docteur Amadou Alpha Sall et rendu public ce lundi, l’IPD juge infondées ces accusations dont il est victime dans le cadre de la lutte contre le COVID-19.

Rappelant son statut de « fondation sénégalaise d’utilité publique à but non lucratif, conformément au décret n°210-614 du 27 mai 2010 – l’IPD rappelle que son objectif est « de contribuer à la santé publique en Afrique en général et au Sénégal en particulier, en menant des activités de recherche, d’enseignement, de formation, d’expertises médicales, épidémiologiques et biologiques et de production du vaccin contre la fièvre jaune ».

« C’est dans ce cadre que l’IPD, sous la tutelle du ministère de la santé et de l’action sociale (MSAS), contribue à la riposte au Covid 19 au Sénégal », écrit l’administrateur général pour expliquer le sens de sa collaboration avec les autorités sanitaires du pays.

Revenant sur sa méthode de travail, l’IPD renseigne que « selon l’organisation définie par le MSAS, des prélèvements associés à des fiches de renseignements dûment remplis de cas suspects, contacts et patients hospitalisés effectués par les personnels des districts sanitaires et des centres de traitement, sont quotidiennement adressés à l’IPD, qui réalise les tests pour le COVID-19 avec un rendu des résultats au niveau du MSAS ».

Cette activité « menée dans le cadre de la mission de santé publique de l’IPD » est « sans aucune facturation en contrepartie », précise l’administrateur général de l’IPD.

« Il n’y a jamais eu de transmission au MSAS de résultats doubles ou contradictoires »

Revenant sur la polémique née des résultats des tests du personnel médical de l’hôpital de Fann, le docteur Amadou Alpha Sall précise d’abord : « Depuis le début de l’épidémie, l’IPD contribue à la riposte avec beaucoup de rigueur et de transparence sous le contrôle du MSAS. Dans ce cadre, tout résultat de test transmis par l’IPD à l’autorité ministérielle, suit un processus strict et clairement défini ». A cet égard, poursuit le communiqué, l’IPD affirme « qu’il n’y a jamais eu de transmission au MSAS de résultats doubles ou contradictoires pour les médecins concernés ».

L’administrateur général qui revient sur les faits dans les détails précise que « l’IPD a adressé au point focal de la prise en charge du service des maladies infectieuses de Fann, un message électronique avec en pièce jointe une liste de 16 personnes pour lesquelles un deuxième prélèvement a été demandé car les informations contenues dans les fiches d’enquête des premiers prélèvements reçus par l’IPD n’étaient pas fiables ». C’est ainsi que, poursuit le communiqué, « une deuxième série de prélèvements avec des fiches correctement renseignées nous a été transmise et nous a permis d’effectuer les tests et de donner les résultats négatifs de ces personnes tels qu’annoncés par le MSAS lors de son point quotidien. Aucun résultat faux ou contradictoire n’a été rendu au MSAS ».

La souche COVID-19, l’IPD et l’IRESSEF

Répondant au docteur Sokhna concernant l’affaire de la souche COVID-19 que l’IPD aurait refusé de remettre à l’IRESSEF du professeur Souleymane Mboup, l’administrateur général de l’IPD a tenu à préciser que « contrairement à ce qui été déclaré au niveau de la presse, l’IPD n’a jamais reçu de demande officielle émanant d’une quelconque institution de recherche pour la mise à disposition de la souche Covid-19 ».

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