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RTS, SOBOA, PETROSEN : Les ravages du “docteur Samba”, “gynécologue et cardiologue” à la fois

Au gré des nécessités de la “prestation” qu’il devait effectuer, Amadou Samba, 32 ans, changeait de spécialité comme il changeait ses chaussettes. Ainsi, il se présentait tantôt comme un cardiologue, tantôt il postulait pour être cardiologue, médecin généraliste, spécialiste du diabète ou…gynécologue.
Mais, ce qui aura sans doute le plus irrité les enquêteurs, c’est la légèreté notée dans le processus de son “recrutement” par différentes structures de santé de la place – publiques comme privées – pour lesquelles le faux médecin a travaillé. Selon nos confrères de L’Obs qui détaillent quelques éléments de l’enquête, Amadou Samba a souvent réussi à se faire embaucher sur simple présentation de sa carte professionnelle de médecin ; une fausse carte, non authentifiée par l’Ordre des médecins du Sénégal, même si elle a été “établie par le ministère de la Santé et de l’Action sociale”.

Pire encore, l’enquête rondement menée par les éléments de la SU a révélé que “docteur Samba” avait un “deal” avec certaines cliniques de la place où il jouait le rôle de rabatteur et orientait plusieurs patients vers ces structures. Amadou Samba bénéficiait ainsi d’un silence complice de certains vrais spécialistes de la santé.

Ce qui sans doute, a contribué à le revigorer et le pousser dans la brèche ouverte par la propagation du Covid-19. Le faux médecin a en effet, signé des “contrats” avec une dizaine de structures pour, notamment, effectuer des tests du Coronavirus sur des agents récemment rentrés de pays à risque. Parmi ses victimes l’enquête cite la Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN), la Caisse des dépôts et consignations du Sénégal (CDC), le Centre national de transfusion sanguine (CNTS), la Société des brasseries de l’ouest-africain (SOBOA) ou encore la radiodiffusion télévision du Sénégal (RTS) qui, d’après les informations de l’OBS, avait dûment signé un contrat avec la société dénommée Médicalis, appartenant au “docteur Samba”. Mieux, le faux médecin a pu encaisser, à travers cette société, des chèques de la RTS de un et cinq millions de francs CFA. Les virements ont été effectués dans le compte de Medicalis ouvert à la Banque of Africa (Boa).

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