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RETOUR EN CLASSE : Les enseignants des écoles privées “Non partants”

S’ils maintiennent leurs mots d’ordre de boycott, la réouverture des classes d’examens qui risque déjà de se faire en dent de scie, avec la réticence de certaines associations d’enseignants comme la FNERE, risque d’être un fiasco total. Les enseignants des établissements privés ont en effet, décidé de ne pas suivre l’Etat dans cette logique. Non parce qu’ils ne sont pas rassurés des mesures d’accompagnement prévues pour éviter la contamination du virus, mais bien parce que l’Etat n’a pas tenu ses promesses à leur égard. Selon Mme Yvette Keïta Diop, porte-parole de l’intersydicale des travailleurs de l’enseignement privé, qui rappelle que les enseignants et les personnels du privé ne sont pas payés depuis deux mois (mars et avril), cette situation ne s’accommode pas d’une reprise des cours.

Après avoir pris un chapelet de cinq grandes mesures parmi lesquelles la suspension des enseignements dans les écoles et universités (pour une durée de trois semaines dans un premier temps, à partir du 16 mars dernier), le président de la République avait annoncé un programme de résilience économique et social (PRES) qui devrait intégrer le soutien des “entreprises et des ménages”.

L’Etat avait dans cette perspective, dressé une liste de structures négativement impactées par la pandémie et qui seraient soutenues. Sur cette liste, figurait les établissements d’enseignement privé qui, jusqu’à présent, n’ont pas bénéficié du soutien promis. Ce qui ne manque pas d’impacter leur fonctionnement et d’accentuer une certaine tension de trésorerie de ces établissements qui comptent sur le paiement des mensualités par les parents d’élèves pour assurer leur fonctionnement et notamment payer les salaires des enseignants qui, pour la plupart perçoivent leurs émoluments en fonction des heures de cours dispensées. “Vous savez que l’école privée marche grâce aux paiements que les parents font par mois. Fin mars, la scolarité n’a pas été payée car les enfants ayant quitté très tôt les bancs sur demande du président de la République. Avril n’en parlons pas. Il y a eu déjà des difficultés pour payer les enseignants au mois de mars. Encore moins en avril. Donc si on veut nous parler de reprise le 2 juin, je me demande si ce n’est pas de l’utopie”, s’est d’abord interrogée Mme Diop avant de reprendre, à travers les ondes de la RFM, “quand j’ai entendu le président de la République parler d’aide ou de soutien aux entreprises privées, nous avons tout fait, mais nous n’avons rien reçu. Et nous sommes toujours laissés en rade”.

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