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READAPTATION CARDIAQUE : Un médecin parle des bienfaits de la pratique

Améliorer la fonction cardiaque, pulmonaire et musculaire. Contrôler les facteurs de risque cardiovasculaire tels que le diabète, l’hypertension artérielle, le cholestérol élevé, l’obésité, le tabagisme etc. Diminuer le nombre de réhospitalisations, de récidives et de décès des patients cardiaques. Tels sont entre autres les missions de la réadaptation cardiaque.

En dégageant les avantages de cette nouvelle offre de soins au Sénégal pour les malades du cœur, le Dr Madjiguène Ka, a fait remarquer qu’au plan psychologique, la réadaptation cardiaque améliore également la qualité de vie, la confiance en soi et la réduction du stress et de l’anxiété chez les patients malades du cœur. Au plan social, la spécialiste de faire remarquer que la réadaptation permet le maintien de l’activité professionnelle. Tandis qu’au plan économique, elle va réduire considérablement les coûts en santé publique.

Pour mieux expliquer cette offre de soins, elle soutient que le patient est réentrainé à l’effort. Plusieurs séances d’activités physiques d’intensité modérée, adaptées à l’état du patient et sous surveillance médicale sont ainsi prévues. En plus de cela, l’éducation thérapeutique du patient fait partie de l’offre de soins composée de sessions où l’on apprend à comprendre sa maladie, ses causes et ses conséquences. Mieux selon toujours la cardiologue, l’éducation thérapeutique permettra au patient de maîtriser son régime alimentaire, de gérer son traitement au quotidien avec toutes les mesures de sécurité ; bref, d’être autonome face à cette maladie chronique.

Dans ce service, une équipe multidisciplinaire est disponible allant du cardiologue réadaptateur, au diététicien, en passant par l’infirmière, l’aide infirmière, le moniteur de sport et deux kinésithérapeutes. L’intervention d’un diabétologue, d’un pneumologue (pour le sevrage tabagique), et d’autres cardiologues ainsi que d’un psychologue et un psychiatre n’est pas à exclure en cas de besoin.

En ce qui concerne la prise en charge de nouvelles parturientes, le Dr Madjiguène Ka fait remarquer qu’il faut un bilan cardiaque pour évaluer le risque et le niveau exact du réentraînement. Ce bilan nécessite une échographie et un Holter ECG par un appareil d’épreuve d’effort.

Le cardiologue de renseigner ensuite qu’au cours du programme, les patients utilisent des vélos et tapis programmables pour l’endurance et du matériel de gymnastique et de musculation douce pour l’entrainement à la résistance. « Les séances sont sous surveillance médicale avec un matériel de réanimation opérationnel et tous les produits d’urgence sont sur place. Les séances d’éducation thérapeutique nécessitent parfois des outils éducatifs confectionnés par l’équipe paramédicale », a fait savoir la spécialiste qui indique que le traitement est effectivement accessible à tous ceux qui ont des maladies cardiovasculaires, mais aussi ceux qui ont un risque élevé d’avoir une telle maladie. Cependant, il existe certaines contre-indications. Ces situations selon elle « seront déterminées par le cardiologue réadaptateur après le bilan initial ».

La cardiologue conseille également aux malades du cœur qui veulent faire de la réadaptation cardiaque d’en parler d’abord à leur médecin traitant qui saisira le centre de réadaptation, avec le dossier du patient à l’appui. Après acceptation, le malade pourra s’inscrire au programme.

Avec Médical Actu

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