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RASSEMBLEMENT DE PLUS DE 50 PERSONNES : La police décrète la tolérance zéro

RASSEMBLEMENT DE PLUS DE 50 PERSONNES : La police décrète la tolérance zéro
La police nationale est bien décidée de prendre le combat contre la propagation du coronavirus à bras le corps. Déjà, le directeur général de la police nationale, Ousmane Sy a demandé aux différents commissariats d’exprimer leurs besoins en armement (COVID-19 : Le DG de la police demande aux commissariats d’exprimer leurs besoins en grenades lacrymogènes) a corsé les mesures d’urgence en décrétant la « tolérance zéro » face aux éventuels contrevenants aux mesures édictées par les autorités politiques.

A cet effet, la police va sévir contre tous ceux qui auront pris part à un rassemblement de plus de 50 personnes. Pour ce faire, elle demande la coopération des populations, invitées à dénoncer tous les récalcitrants. La direction générale de la police nationale a d’ailleurs mis un numéro vert (le 100) à disposition pour faciliter la tache aux lanceurs d’alertes qui le feront dans l’anonymat total.
Mais, au regard de certains observateurs, le nombre de personnes autorisées à se rassembler devrait être nettement inférieur à 50.

Pour rappel, au sortir d’une réunion d’urgence sur le coronavirus, le chef de l’Etat sénégalais avait pris un train de portant interdiction des rassemblements et manifestations publics, la suspension des enseignements dans les écoles et universités, le renforcement systématique des contrôles sanitaires au niveau des frontières terrestres, aériennes et maritimes le renforcement de la protection des personnels de santé, de sécurité, de défense et de secours mobilisés. Par la même occasion, le président de la République avait annoncé la suspension des formalités nationales liées au pèlerinage pour l’année 2020 aux lieux saints de l’Islam et de la chrétienté.

Vendredi dernier, de nombreux fidèles ont fait fi de ces mesures interdisant les rassemblements. Ils ont ralliés certaines mosquées dans certains quartiers pour prendre part à la prière hebdomadaire du vendredi. La police qui veillait au grain en a dispersé plusieurs, mais les rassemblements pour la prière du Jumah ont pu se tenir dans plusieurs localités du pays. Certains imams interpellés ont fait savoir qu’ils n’étaient pas au courant de la mesure interdisant les rassemblements dans les mosquées.

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