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PROMETHAZINE, KOFEXMALIN, MAKOFF, MAGRIP : Les flacons de la mort

Le Sénégal n’est pas concerné par les médicaments à l’origine de la mort de 66 bébés en Gambie. Néanmoins, le ministère de la santé, à travers l’agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique qui donne l’information, appelle la population à la vigilance et interpelle le corps médical.

L’organisation mondiale de la santé (OMS) alertait sur des médicaments identifiés en Gambie et qui auraient causé la mort de 66 enfants. En effet, ces médicaments pourraient être distribués par le biais de marchés informels dans d’autres pays et le Sénégal, pays frontalier avec la Gambie, est en alerte maximale. Et c’est dans cette perspective que l’agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (Arp) a sorti une note pour informer sur la situation. Elle précise, ainsi, que les produits incriminés ne détiennent pas une autorisation de mise en vente sur le marché sénégalais. Toutefois, le ministère de la santé et de l’action sociale appelle les populations à redoubler de vigilance et demande aux professionnels de santé « d’intensifier la surveillance et de notifier tout cas de suspicion ou de découverte de ces produits sur le territoire sénégalais ». A noter que l’analyse en laboratoire d’échantillons des produits incriminés a confirmé une contamination par diethylène glycol et éthylène glycol en quantités inacceptables.

Il s’agit, notamment, du Promethazine présenté sous forme de solution orale, le Kofexmalin ainsi que le Makoff qui sont des sirops contre la toux pour bébé, et le Magrip qui est un sirop contre la toux pour nourrisson, fabriqués par le laboratoire Maiden Pharmaceuticals Limited (Haryana en Inde). Les effets toxiques se manifestent par des douleurs abdominales, des vomissements, des diarrhées, une incapacité à uriner, des maux de tête, une altération de l’état mental et des lésions rénales aiguës pouvant entraîner la mort.

Pour l’instant, les sirops en question n’ont été repérés qu’en Gambie, mais il est possible qu’ils aient été distribués dans d’autres pays de façon informelle, selon l’OMS. L’entreprise pharmaceutique indienne produit 2,2 millions de bouteilles de sirop par an vendues en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Les autorités indiennes assurent pour leur part que les sirops concernés n’ont été exportés qu’en Gambie.

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