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PRÉSENT JUSQU’EN AOÛT/SEPTEMBRE : Le COVID-19 passera ses vacances au Sénégal

A entendre le président sénégalais, le virus va continuer de circuler dans le pays au moins jusqu’au mois d’août “voire septembre”. Autrement, il passera les vacances au Sénégal.

L’annonce est du président de la République qui a adressé un message à la Nation ce lundi 11 mai. Ceux qui s’attendaient à une fin imminente de l’épidémie à coronavirus vont devoir prendre leur mal en patience. Pour deux longs mois encore, au moins. Selon le président de la République qui dit avoir consulté “une équipe pluridisciplinaires, d’éminents experts nationaux”, il ressort de leurs analyses et évaluations minutieuses, que “dans le meilleur des cas, c’est-à-dire si (nous) continuons d’appliquer les mesures édictées, le COVID-19 continuera encore à circuler dans le pays jusqu’au mois d’août, voire septembre”. En conséquence, ajoute le chef de l’Etat, “ces projections montrent que l’heure ne doit pas être au relâchement mais, à l’adaptation”. “Plus que jamais, l’Etat continuera de veiller à l’application des mesures de contingentement de la maladie”, prévient le président Macky Sall qui ajoute que dans la nouvelle phase de la lutte contre le coronavirus qui “va durer non pas quelques semaines mais trois à quatre mois, nous devons désormais apprendre à vivre en présence du virus, en adaptant nos comportements individuels et collectives à l’évolution de la pandémie”. En conséquence, poursuit le chef de l’Etat, la stratégie doit être “adaptée de façon à mener (nos) activités essentielles et faire faire vivre notre économie en veillant à la préservation de (notre) santé et celle de la communauté”. C’est dans cette perspective que le président Sall dit avoir décidé de “l’assouplissement des conditions de l’Etat d’urgence” dont le réaménagement des horaires du couvre-feu à partir du mardi 12 mai 2020.

Ce discours du président de la République qui précise “(qu’)après deux mois de mise à l’épreuve, (nous) devons sereinement adapter notre stratégie, en tenant compte (…) à notre vécu quotidien” épouse la pensée du docteur Pape Moussa Thior, ancien coordonnateur du programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) qui lors d’une émission radio, suggérait de “vivre avec la maladie”. “Il faut, disait le docteur Pape Moussa Thior, favoriser la circulation des gens, utiliser les mesures barrières, mettre en place un bon système de surveillance épidémiologique et le renforcer (…) ensuite protéger les groupes vulnérables”, préconisait le docteur Thior. Son appel semble avoir été entendu.

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