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Mosquée Massalikoul Jinaan, un projet vieux de 90 ans

La grande Mosquée Massalikoul Jinaan qui sera inaugurée officiellement ce vendredi 27 septembre par le khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké Bassirou, est un projet qui remonte à l’époque coloniale. La preuve, le 23 février 1929 déjà, un journal français faisait état de la construction de cette vaste mosquée dans l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (AOF), par la communauté Mouride.

L’édifice devait également, selon la volonté des toubabs, abriter le mausolée du fondateur du mouridisme. “Une vaste mosquée va être construite à Dakar”. Tel était le titre de cet article du journal Mémoire de la Loire et de la Haute Loire. Selon ce journal, “le gouvernement français venait d’accorder (en 1929) une importante concession de terrain à la secte musulmane des Mourides pour construire une vaste mosquée qui coutera environ dix millions de francs Cfa, mais dont les frais seront en grande partie couverts par d’immenses richesses laissées par le marabout Ahmadou Bamba, lequel y sera enterré”. C’est dire que la véritable histoire de la grand Mosquée Massalikul Jinaan remonte à l’époque coloniale, c’est un projet vieux de 90 ans ou presque. La question qui se pose est alors celle de savoir où se situe l’ancien site jadis prévu pour abriter la Mosquée Massalikoul Jinaan. Il est primordial de le localiser car il s’agit d’un titre foncier appartenant à Serigne Touba.
Le même titre n’avait pas manqué en son temps de rendre un vibrant hommage à Cheikh Ahmadou Bamba, le marabout de Diourbel.
“Dans le ‘’Journal Officiel’’ de l’Afrique Occidentale française, à la page 590, rubrique : Listes des versements effectués au titre de la Contribution volontaire, on peut lire dès la première ligne : M. Ahmadou Bamba Mbacké, Serigne de Diourbel : 500 000 francs. Cinq cent mille francs, un demi-million.
Lorsque le président de la République a versé au même titre, c’est à dire dix fois moins, le monde entier en fut avisé par les agences de presse.
Tels banquiers à la fortune colossale qui n’ont pas donné plus que cet indigène ont été cités en exemple. Rendons à Ahmadou Bamba l’hommage qui lui est juste dû et rapportons-en une part sur nos administrateurs coloniaux qui ont suscité de pareils dévouements. Car enfin, s’ils étaient si féroces qu’on le dit, les indigènes n’acquerraient pas de telles fortunes ou, les ayant acquises, ils ne s’en serviraient pas en faveur de l’oppresseur.
Vive Ahmadou Bamba !”, écrivait le journal.

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