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MORT DU JEUNE LAMINE KOITA À FATICK : Le procureur décide de poursuivre l’enquête

Le dossier relatif à la mort du jeune Lamine Koïta est loin d’être bouclé. Malgré les résultats de l’autopsie réalisée par le Pr professeur Ibou Thiam et le docteur Majib Gaye, à l’hôpital Aristide Le Dantec et qui font état d’une “mort naturelle”, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Fatick, a décidé de poursuivre l’enquête pour une manifestation de la vérité dans cette affaire qui défraie la chronique dans la capitale du Sine. “Pour une meilleure manifestation de la vérité, une suite judiciaire plus appropriée sera réservée à cette affaire, notamment l’ouverture d’une information judiciaire”, a dit Abdou Aziz Danfakha qui faisait face à la presse.

Selon le magistrat pourtant, “les résultats de l’autopsie requise sur le corps de la victime le lendemain du décès du jeune conducteur, c’est-à-dire le 11 février ont révélé, une mort naturelle à la suite d’une cardiopathie valvulaire”.

Seulement, précise le procureur, l’analyse des éléments de la procédure révèle également des accusations de sévices corporelles sur la victime à l’encontre de cinq éléments de la police à travers des témoignages concordants.

L’enquête se poursuit donc, comme l’avaient souhaité les membres de la famille de la victime, sa mère surtout qui persiste dans ses accusations contre la police.

Pour rappel, le 10 février dernier, le jeune Lamine Koïta, un jeune conducteur de mototaxi (Jakarta) âgé de 26 ans, a perdu la vie à l’hôpital régional de Fatick où il avait été admis pour des soins. Sa famille et ses camarades qui ont attaqué le commissariat évoque une “bavure policière”. Des accusations battues en brèche par la police qui renseigne que lors de cette fameuse opération, il n’y a même pas eu d’interpellation. Ce jour, exploitant une dénonciation faisant état d’un groupe de jeunes fumeurs de chanvre indien, la police avait fait une descente près de l’arène de lutte du quartier Mboubane. Mais, selon toujours une version non officielle de la police, les jeunes auraient déjà pris la fuite quand les policiers étaient sur les lieux.

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