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MORT DE LAMINE KOITA A FATICK : Sa mère persiste dans ses accusations contre la police

L’affaire Lamine Koïta, du nom de ce jeune homme de 26 ans, décédé la semaine dernière à Fatick est loin de connaître son épilogue. Si comme nous le disent nos confrères de la RFM, les résultats de l’autopsie font état d’une « mort naturelle », la mère de la victime pour sa part, est convaincue que son fils a été tué par la police. A en croire la maman éplorée, les policiers « l’ont amené à la plage où ils l’ont battu à mort ».
Interpellées par cette affaire, les organisations de défense des droits de l’homme sont également pour l’ouverture d’une enquête « impartiale et indépendante ». Amnesty International Sénégal qui exige une telle enquête veut que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les coupables soient arrêtés. Selon un communiqué conjoint de la rencontre africaine des droits de l’homme (RADDHO) et Amnesty International, « des témoignages concordants et circonstanciés » renseignent que le jeune Lamine Koïta « aurait été conduit à la plage par les policiers qui l’ont battu jusqu’à ce qu’il vomisse du sang ».

Pour rappel, le 10 février dernier, la victime, Lamine Koïta, un jeune conducteur de mototaxi (Jakarta) âgé de 26 ans, a perdu la vie à l’hôpital régional de Fatick où il avait été admis pour des soins. Sa famille et ses camarades qui ont attaqué le commissariat évoque une « bavure policière ». Des accusations battues en brèche par la police qui renseigne que lors de cette fameuse opération, il n’y a même pas eu d’interpellation. Ce jour, exploitant une dénonciation faisant état d’un groupe de jeunes fumeurs de chanvre indien, la police avait fait une descente près de l’arène de lutte du quartier Mboubane. Mais, selon toujours une version non officielle de la police, les jeunes auraient déjà pris la fuite quand les policiers étaient sur les lieux.

Après l’annonce du décès de leur camarade, de jeunes jakartamen ont manifesté et barré la RN1 pendant une trentaine de minutes avant d’être dispersés par la police qui a usé de gaz lacrymogènes.

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