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MORT DE F. MANCABOU : La communauté Mankagne prend la parole

Exigeront ils plus qu’une autopsie et l’ouverture d’une enquête indépendante, comme l’ont déjà exigé plusieurs organisations de défense des droits de l’homme et de la société civile ? La réponse à cette question est attendue ce samedi 16 juillet à Dakar. La communauté Mankagne du Sénégal organise en effet une conférence de presse pour « faire le point sur la mort de François Mancabou ». Dans un communiqué rendu public ce vendredi 15 juillet, la communiqué Mankagne dit adresser ses « remerciements » à l’ensemble de la presse sénégalaise « pour le noble travail qu’elle effectue au profit de la population ».

Décédé le 13 juillet dernier à l’hôpital Principal de Dakar, François Mancabou avait été arrêté par des éléments de la Sûreté urbaine (Su). Sa mort en détention a déclenché une vive polémique et de nombreuses sorties médiatiques réclamant la lumière sur cette affaire.

Déjà, Amnesty Senegal qui a déploré l’attitude des autorités plaide une autopsie et l’ouverture d’une enquête. « Il faut une autopsie et une enquête sur la mort de François Mancabou survenue à l’hôpital Principal après une garde-à-vue à la police. Les autorités ont agi pour empêcher au médecin mandaté par sa famille d’avoir accès au malade et à son dossier médical », regrette l’ONG. Dans la même dynamique, l’ancien coordonnateur du Cos M23 a affiché toute son indignation face à ce genre de situations « ignobles et inacceptables » à l’endroit de compatriotes « dont les droits sont ignorés et bafoués impunément ». Pour Abdourahmane Sow, un État policier « ne saurait et ne doit être ni accepté ni toléré dans un État de droit ». Il interpelle ainsi le président de la République, le ministre de la Justice, le ministre de l’Intérieur, le Procureur de la République pour les mettre devant leurs responsabilités, « pour la vérité aux sénégalais sur cette affaire ». « Si nos craintes sont fondées, que tous les responsables identifiés et impliqués soit punis et sanctionnés de manière exemplaire et sans appel. Il y va encore de la stabilité déjà si fragile de ce pays », avertit Abdourahmane Sow. Dans le cas contraire, précise-t-il, « certainement il y en a qui s’y attendent, ce sera un dossier de plus inscrit à votre compte. Et certainement, viendra l’heure des comptes ».

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