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MANIFS AU QUAI DE PECHE MBOUR : Le procureur requiert deux ans

Deux pêcheurs. Il faut dire d’emblée que l’ouverture du procès hier mardi 7 janvier 2020, a permis de constater que sur les quatorze prévenus, seuls deux personnes sont des pêcheurs. Les autres sont des commerçants, marchands ambulants ou autre.
Le reste est composé de marchands ambulants et autres commerçants. ors des manifestations contre la construction d’un deuxième quai de pêche dans la capitale de la Petite-côte.

Interpellés le 23 décembre dernier au cours d’une manifestation au quai de pêche de Mbour, ces quatorze prévenus ont fait face au juge hier. Poursuivis pour « coups et blessures volontaires à agents dans l’exercice de leurs fonctions, dommage à la propriété immobilière d’autrui, trouble à l’ordre public », ils ont unanimement réfuté ces chefs d’accusation. Comme s’ils se sont passé le mot, les quatorze prévenus qui ont comparu devant le juge du tribunal de grande instance de Mbour, ont nié toute implication « proche ou lointaine » dans cette affaire.

Un avis que ne partage pas le maître des poursuites qui d’ailleurs, a requis deux ans de prison dont 1 mois ferme contre les personnes arrêtées. Le procureur de la République qui a rappelé que cette journée a été marquée par une « violence inouïe » est revenu sur les évènements. « Nous avons vu des populations qui manifestent pour un désaccord à un projet de l’Etat, qui ont exercé des violences sur ceux qui doivent veiller sur notre sécurité. Il n’est pas interdit de manifester son désaccord. Mais on doit le faire dans le respect des lois et règlements de notre pays », a dit le maître des poursuites qui, commentant la vidéo des policiers qui battaient en retraite, a estimé que ces manifestants se sont « bien préparés ». « Ce qui est désolant dans cette affaire, dit-il, c’est que les forces de défense puissent se replier parce qu’elles sont prises d’assaut par les manifestants ». Appelant à une « prise de conscience de tout un chacun », le procureur s’est posé la question de savoir « au nom de quoi doit-on exercer cette violence »? « Ce n’est pas en s’opposant de cette manière qu’on va parvenir à régler une situation. Ces manifestations ont compromis la sécurité publique », a-t-il encore déploré surtout que poursuit-il, « les gens qui manifestaient ne savaient même pas de quoi il s’agissait. Tous ceux qui sont arrêtés l’ont été dans le feu de l’action. Il faut que les gens privilégient le dialogue. Après le réquisitoire du parquet, le juge a mis l’affaire en délibéré pour le mardi 14 janvier prochain.

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