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LENDEMAIN DE TABASKI : Plus 150 000 moutons invendus

Satisfécit. Pour le directeur de l’élevage, Dame Sow qui s’est félicité de l’approvisionnement correct sur l’ensemble du territoire national, le gouvernement a rempli sa “mission”. A quelques jours de la Tabaski en effet, le département de l’élevage avait réussi à approvisionner le marché en quantité suffisante, permettant ainsi à de nombreux sénégalais de pouvoir trouver un mouton selon ses moyens. pour la fête avec la possibilité de choisir le mouton adéquat selon sa bourse. Au résultat, les sénégalais qui nourrissaient des craintes légitimes avec la menace que faisait planer le COVID-19 sur l’approvisionnement du marché ont finalement été bien servis.

Mais, le bonheur des uns faisant le malheur des autres, de nombreux éleveurs et autres vendeurs de circonstances, n’ont pas pu s’en sortir cette année. A cause de fausses “prévisions”, certains avaient hissé les prix des ruminants à une hauteur inaccessible pour le commun des sénégalais. Mais, avec l’arrivée in extremis des nombreux troupeaux convoyés depuis certains pays de la sous région, le marché s’est vite retrouvé avec une très grande quantité de ruminants, ce qui a fortement impacté sur les prix. Si bien que des moutons qui étaient souvent proposés à 200 mille francs étaient désormais prenables à 150 mille francs ou moins.

Et au rythme effréné de l’arrivée des “Tefankes” (éleveurs venant des régions intérieures du pays) les prix des moutons baissaient au quotidien. Le résultat est alors sans appel pour ceux qui “comptaient” sur le CORONAVIRUS pour élever les enchères : le reste de moutons invendus est immense. Selon le directeur de l’élevage, les chiffres officiels font état de plus de 150 mille bêtes invendus.

Et, le plus difficiles pour ces éleveurs, c’est que cette année, ils ne pourront pas compter sur le retour des pèlerins pour écouler ce reste. A cause du coronavirus, le pèlerinage aux lieux saints de l’Islam a été suspendu cette année. Pour certains vendeurs qui avaient contractées des dettes pour mener à bien leur commerce, l’inquiétude et la déception sont encore plus grandes.

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