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« Il faut que les femmes sachent la composition d’un bouillon », Youssoupha Diémé, président Fenacs

Certains médecins les désignent sous le nom révélateur de « délices » meurtriers. Des connaisseurs, cordons bleus dans l’âme les désignent comme l’arme des paresseux de la cuisine. L’un dans l’autre, les fameux cubes de bouillon, fortement présents dans les plats salés sénégalais, représentent un véritable danger pour la santé des populations. Un danger sur lequel d’ailleurs, de nombreuses femmes ont été conscientisées. Hélas, les bouillons résistent encore à la pression masculine, avec des cubes traqués jusque dans les coins les plus insoupçonnés des cuisines, qui « jouent à cache-cache » avec ceux qui les guettent. Et, pour le tout nouveau président de la fédération nationale des cuisiniers du Sénégal (Fenacs), il faut que la population, surtout les femmes, sachent la composition d’un bouillon. Cité par nos confrères du journal L’AS, M. Youssoupha Diémé, puisque c’est de lui dont il s’agit, a cependant précisé que la structure qu’il dirige « n’a rien contre les industries qui fabriquent des bouillons ». « (Elles) apportent beaucoup à notre économie », dit-il. Néanmoins, insiste le patron de la FENACS, « le bouillon, c’est de l’abus de sel ».

Pire que cela, d’autres spécialistes estiment que ces fameux cubes contiennent du glutamate qui est le sel sodique de l’acide glutamique. Cet exhausteur de goût largement utilisé dans l’industrie agro-alimentaire, est d’autant plus dangereux qu’il détruit certains neurones en autorisant l’invasion excessive de calcium dans les cellules.

Le chef cuisinier promet, avec son équipe, de tout faire pour que la population soit sensibilisée et conscientisée en visitant les usines qui fabriquent ces produits culinaires.

L’Etat qui interdit la publicité des produits cosmétiques « xesalisé » devrait sans doute se pencher sur la publicité outrancière qui fait la promotion des cubes qui représentent, autant que les produits de dépigmentation, un réel problème santé de publique.

Outre la guerre déclarée aux bouillons, la Fenacs envisage de mieux défendre le statut du cuisinier qui est mal vu au Sénégal.

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