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« Il a commencé à caresser mon corps et réussi à me pénétrer » (Patiente du COVID, victime de viol au Novotel)

La scène s’est déroulée à l’hôtel Novotel de Dakar, érigé en centre de traitement l’épidémie à CORONAVIRUS. La victime, âgée de vingt ans, a déroulé le film de cette horrible journée au cours de laquelle, B. Niang, un volontaire de la Croix-Rouge, a profité du silence de ce lieu pour abuser d’elle.

Dans sa déposition dont une partie a été publiée par nos confrères du journal Libération ce lundi, la victime qui a été diagnostiquée positive au COVID-19, le 23 juin dernier, explique comment, malgré sa résistance, ses cris, son corps a été souillé par un piètre violeur. « J’étais internée au centre de traitement des épidémies à l’hôtel Novotel. Au troisième jour, j’étais tellement angoissée que, même le médecin consultant, s’en est rendu compte au moment où il passait dans ma chambre pour les consultations quotidiennes », commence-t-elle par expliquer. Néanmoins, elle tenait le coup, tant bien que mal jusqu’au sixième jour de son internement.

Dans le courant de cette inoubliable journée, « un individu que je n’arrivais pas à identifier à cause de sa tenue de protection est venu dans ma chambre pour m’apporter le petit déjeuner », poursuit-elle avant de détailler quelques extraits de la conversation qu’elle a eue avec celui qui finira par devenir son bourreau. « Lorsque je lui ai ouvert la porte, il m’a dit je suis timide et qu’à chaque fois qu’il m’apporte le petit déjeuner, je ne daigne pas le regarder dans les yeux. Avant même que je ne lui réponde, il s’est introduit dans ma chambre, ce qu’ils ne sont pas autorisés à faire. Je lui ai dit que je suis angoissée parce que j’ai peur que je veux rentrer chez moi. De suite, il m’a réconfortée en me disant que cette maladie n’était pas du tout grave, que je guérirais bientôt et rentrerais chez moi. Il m’a laissé un numéro de téléphone pour que je l’appelle si le besoin se faisait sentir. Ensuite, il est sorti de la chambre pour m’y laisser seule », a-t-elle dit aux enquêteurs.

Mais, il n’était pas définitivement parti. Au contraire, poursuit encore la victime dans son récit : « Quelques minutes après il est revenu avec six bouteilles d’eau qu’il a déposées sur l’armoire. Au même moment, je l’ai senti me toucher par derrière pressant très fort mes seins. J’étais prise de peur mais personne ne pouvait m’entendre à cause des portes blindées. De même chaque malade a sa chambre et personne n’était dans les couloirs. Je lui ai demandé de me laisser tranquille mais il ne voulait rien entendre. Il a continué à palper mon corps. Ensuite, il m’a soulevé et m’a demandé de l’embrasser. J’ai refusé. J’ai réussi à me libérer avant de me réfugier dans un coin près du lit. Il est parti fermer à clé la porte ainsi que la fenêtre ». A ce moment, elle a compris que son agresseur était plus que décidé à « l’achever ». Elle n’avait pas tort car, poursuit-elle, « lorsqu’il est revenu vers moi, il m’a bousculé sur le lit. Il a commencé à caresser tout mon corps et à m’embrasser. J’ai résisté, et c’est ainsi que je me suis mise sur le ventre. Je lui ai dit que ce qu’il faisait c’est du viol ». Sur ces propos, le bourreau lâche prise. Elle, croit que c’en était terminé mais, c’était sans compter avec la détermination du maniaque à assouvir ses penchants bestiaux.

« Il m’a bluffé en me faisant croire qu’il allait partir et me laisser tranquille. Je le croyais et je me suis levée pour fermer la porte. C’est là qu’il m’a encore bousculé sur le lit en recommençant de plus belle sa sale besogne. Il a réussi à me pénétrer alors qu’un bout de ma robe était collé à son sexe… C’était horrible », conclut encore la victime.

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