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GESTION DES VIOLENCES POLICIERES : La France donne une leçon au Sénégal

Le Sénégal est-il un modèle en matière de respect des droits humains par les forces de l’ordre ? La question reste ouverte mais en attendant…ce que se fait en France devrait inspirer les autorités de la police sénégalaise.

“Violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique”…C’est le motif invoqué dans une enquête judiciaire ouverte contre la police après la diffusion sur Tweeter d’une video montrant un manifestant frappé au sol par un policier. La scène s’est déroulée dans la capitale française ce samedi 19 janvier. Lors d’une manifestation organisée par les gilets jaunes, un manifestant a été plaqué au sol lors de son interpellation. L’image a heurté plus d’un et, le parquet n’a pas hésité instruire l’inspection générale de la police nationale (IGPN) la police des polices, pour l’ouverture d’une enquête pour “violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique”.

Au même moment, à Dakar, de jeunes activistes, membres de la plateforme “Noo Lank” (front de refus) subissaient les foudres de la police alors qu’ils arpentaient les rues de Dakar pour sensibiliser les populations sur leur lutte contre la hausse du prix de l’électricité. Pacifiquement, ils ne faisaient que…”distribuer des flyers”, disent-ils. Moins virulents que les gilets jaunes, certains parmi eux, dont le rappeur “Thiat” du mouvement “Y en a marre”, ont littéralement été brutalisés par les forces de l’ordre. Cette autre scène qui se passe au Sahel est certes en train de faire le tour du monde, mais reste impunie, contrairement en France où, parallèlement à l’enquête judiciaire, une enquête administrative a également été ouverte par la préfecture de police. “Une vidéo affichée une intervention de police dans le cadre de la # manifestation du 18 janvier circule actuellement sur les réseaux sociaux. Le préfet de police a demandé à la DOPC de faire toute la lumière sur cette action en ouvrant une enquête administrative interne”, dit le tweet de la préfecture.

L’institution a en effet annoncé, ce dimanche sur Twitter, “l’ouverture d’une enquête administrative interne”, afin de “faire toute la lumière sur cette action”.

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