SOCIETE 
A la Une

GESTION DES CAS COMMUNAUTAIRES : Le socio-anthropologue Pr Cheikh I. Niang indique la voie à prendre

« Les communautés n’ont pas été suffisamment impliquées dans la conception des approches, dans la définition des stratégies et dans leur opérationnalisation ». Telle est l’analyse faite le l’éminent professeur Cheikh Ibrahima Niang qui explique pourquoi tant de réticences notées chez les populations dans le cadre du plan de riposte contre l’épidémie à coronavirus. Invité de la matinale de Iradio, le socio-anthropologue estime que la situation constatée dans certains quartiers où les populations se montrent plutôt réfractaires aux mesures édictées par les autorités, résulte du simple fait qu’il y a une sorte de gestion solitaire de la crise née du COVID-19. « Une faille » au niveau de la communication donc parce que les communautés n’ont pas été sensibilisées à la base.

« Chaque fois que vous voyez que les gens se révoltent, c’est que quelque part, ils n’ont pas été associés au départ », fait remarquer le professeur Niang qui rappelle la vielle maxime : « Ce qui se fait sans nous se fait contre nous ». Pour remettre les choses à l’endroit, le socio-antropologue suggère aux uns et aux autres de sortir la réflexion des bureaux. « Il faut que la réflexion sorte des bureaux et qu’elle soit enclenchée, développée et massifiée au niveau des communautés de base », propose encore le professeur Cheikh Ibrahima Niang qui a longuement collaboré avec l’organisation mondiale de santé (OMS) lors de l’épidémie à virus Ebola en 2014.

Selon l’enseignant la multiplication des cas issus de la transmission communautaire ne peut être freinée par le seul secteur sanitaire, sans le concours des autres disciplines. Il explique : « Le système médical à lui seul ne suffit pas, il faut les apports des autres sciences, notamment les sciences sociales. Il faut les apports des autres secteurs notamment les secteurs économiques et autres ».

A ce jour, le Sénégal compte 1492 cas positifs de COVID-19 dont 13 décès, un évacué vers son pays d’origine, 562 guéris et 916 patients sous traitement.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page