SOCIETE 
A la Une

FATOU SOW SARR, SOCIO-ANTHROPOLOGUE : « Nous devons éviter à fragiliser l’Etat »

Quelques minutes seulement après le message du chef de l’Etat à la Nation, annonçant l’assouplissement de certaines mesures restrictives jusque là édictées dans le cadre de l’Etat d’urgence, le critiques ont fusé de tout bord et convergeaient vers le président qui en a appelé au sens de la responsabilité et appeler les sénégalais à vivre avec le virus a reçu comme réponses une grêle de coups ; certains dénonçant une « abdication » ou tout simplement « l’impuissance » voire la « faillite » d’un Etat et de son chef. Attaqué surtout par rapport à sa volonté de réouvrir les lieux de culte, Macky Sall est accusé d’avoir « cédé aux pressions » des chefs religieux du pays. Pourtant, le virus n’est pas né dans les mosquées, il n’ y a pas non plus grandi. Mais, pour certains contempteurs du président de la République, autoriser la réouverture des mosquées et autres marchés, revient à laisser le champ libre au virus que rien n’arrêteraient. Si bien que d’optimistes prévisionistes annoncent plusieurs milliers de malades et un taux conséquent de décès dus au coronavirus.

Enorme tempête au lendemain de la déclaration du président de la République, donc. Mais, plus que la sortie d’un groupe de souteneurs issus des rangs de la coalition bennon bokk yaakaar (BYY) dont il est le leader, le président Macky Sall peut compter sur ce tweet « balsamique » du professeur Fatou Sow Sarr. La socio-anthropologue qui les uns et les autres à éviter de fragiliser l’Etat, est d’avis que si le président de la République a emprunté ce virage jugé dangereux par certains observateurs, c’est qu’il a été obligé d’acception une certaine pression positive.

« Le Président s’est vu obligé de répondre aux demandes des forces en présence pour apaiser le climat social », a écrit Fatou Sow Sarr qui n’a pas manqué de surfer sur la même vague que le président de Macky Sall : « Désormais, ajoute la sociologue, pour faire face au virus, nous devons renforcer le sens de la responsabilité individuelle ». « Mais surtout nous devons veiller à éviter la fragilisation de l’État », tempère la fondatrice et directrice du laboratoire genre et recherche scientifique.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page