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ESCROQUERIE : Le mari charge la “Awo” de le représenter au tribunal contre la “Niarel”

Drôle d’histoire hier à la barre du tribunal correctionnel de Dakar. En effet, la nommée Khadidiatou Sèye a été attraite à la barre par son époux, Cheikh Ndong pour “abus de confiance”. Mais le plus cocasse dans cette affaire, c’est que le mari, partie civile, a été représenté par…sa première épouse. Celle-ci estime que sa coépouse n’a rien trouvé de mieux que de grugé leur mari. Le montant du préjudice s’élèverait à cinq millions FCFA. La partie civile réclame dix millions pour la réparation du préjudice la mise en cause qui, pour sa part, fait état d’un coup monté.

Selon ses prétentions, le mari estime qu’il avait remis à sa “Niarel” deux millions cinq cent mille FCFA pour l’acquisition de deux parcelles de 300 m2. Par la suite, Khadidiatou demandé à son époux la somme de cinq millions pour l’achat d’une autre parcelle située aux bords d’une rue goudronnée. Le mari s’exécute sans rechigner. Mais, de retour au Sénégal, le mari constate que dans l’un des documents de décharge, il est mentionné la somme d’un million cent mille francs CFA pour les deux parcelles.

Au lieu d’acquérir une parcelle de 300 m2, la dame Khadidiatou Sèye a acheté une plus petite. Ayant du mal à accuser le coup, Cheikh Ndong a aussitôt déclenché une procédure judiciaire contre sa deuxième femme pour abus de confiance. Pour sa défense, la dame Sèye explique : ” Mon mari m’a remis deux millions cinq cent mille FCFA pour que je lui achète deux parcelles et je l’ai fait. Par la suite, il est resté longtemps sans faire signe de vie. Il y a une décharge de Moussa Mbengue, celui qui m’a vendu les parcelles et qui a remis la décharge à mon mari qui a donc acheté de son plein gré les 300 m2, je ne suis pas intervenue. Il a planifié ce complot avec ma coépouse pour me ruiner alors que j’ai construit un immeuble R+1 à Tivaouane pour lui”.

L’avocat de la partie civile, Me Fallou Gomis, dira que la victime a acheté deux terrains à 1 100 000 FCFA et un autre terrain pour elle à 500 000 FCFA. “La prévenue n’a pas remis de décharge à mon client. On ne saurait comprendre sa relation avec le sieur Mbengue qui est le vendeur des parcelles, il y a eu des contradictions dans ses déclarations”, a plaidé Me Gomis qui réclame les titres fonciers et 10 millions FCFA pour la réparation du préjudice.
Quant à l’avocat de la défense, Me Abdou Dialy, Kane, il estime que sa cliente est “blanche comme neige” et demande sa relaxe pure et simple.
Le parquet a demandé l’application de la loi dans cette affaire dont le délibéré est attendu le 16 janvier prochain.

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