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« En possession de toutes ses facultés mentales, Sémou n’aurait jamais mis fin à sa vie » (Témoignages sur le policier qui se serait suicidé aux Parcelles)

« Pieux, jovial, bon viveur, mais très correct ». Toutes ces qualités ne s’accommodent que difficilement d’un destin suicidaire. Mais pourquoi donc Mame Sémou Diouf se serait tiré une balle dans la tête ? Avec son arme de service ? Ces deux énigmes ne seront jamais élucidées. La seule personne qui pourrait raconter les derniers instants et dire pourquoi Sémou s’est donné la mort, c’est Sémou lui-même. Contre cette mort qu’il aurait pourtant « appelée », cet ancien auxiliaire de police (2e promotion) a farouchement lutté avant de succomber quelques heures après son évacuation à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff.

Ces collègues de la police nationale qui ont appris la triste nouvelle n’en reviennent toujours pas. Ceux avec lesquels il partageait les bureaux de la direction de la police des étrangers et des titres de voyage (DPETV) – plus connue sous le nom de direction des passeports – sont particulièrement confus. Surtout que « cela faisait une semaine qu’il ne s’était pas rendu au travail », confient des sources de nos confrères du journal L’OBS.

En attendant les résultats de l’autopsie l’enquête ouverte confiée au commissariat des Parcelles assainies (il logeait dans cette circonscription, ndlr) certains de ces camarades croient savoir que s’il s’est tiré une balle dans la tête ce jeudi 27 août, Sémou, comme ils l’appelaient amicalement, était « sous l’emprise de forces obscures, surnaturelles ». Sinon, ce policier d’une quarantaine d’années, père d’une fille de trois ans, ne se serait jamais suicidé. « Sémou n’est pas du genre à se suicider. En plus d’être un bon croyant, il était attaché à ses proches et aimait la vie (…) En possession de toutes ses facultés mentales, Sémou n’aurait jamais mis fin à sa vie », témoignent encore des sources de L’OBS qui ont connu le défunt.

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