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COVID : Un patient dans un état sévère prend 10 à 15 litres d’oxygène/minute (Directeur du SAMU)

Les chiffres font froid dans le dos. Si les patients dont la situation est jugée grave sont une trentaine, il y a près de 300 patients sévères pris en charge dans les différents centre de traitement de l’épidémie (CTE). La révélation a été faite ce dimanche par le professeur Mamadou Diarra Bèye, directeur du service d’aide médicale urgente (SAMU). “Au-delà des cas graves traités en réanimation, nous avons des cas sévères parce que ces derniers sont dans les CTE et ils nécessitent une prise en charge rapprochée avec l’administration d’oxygène et d’autres médicaments. Actuellement, on en a près de 300 patients hospitalisés”, renseignent le Pr Bèye qui a fait une communication à la suite du directeur de la prévention, docteur El Hadj Mamadou Ndiaye.

Le directeur du SAMU national est également revenu sur la prise en charge à domicile pour dire que cette option prise par le comité national de gestion des épidémies (CNGE) est bien une réalité. Cette prise en charge à domicile “nécessite selon lui, un suivi mais aussi l’engagement des familles et des patients”. “Parce qu’au départ, si un triage est fait et qu’on décide de traiter quelqu’un à domicile, il faudra veiller à la contamination, mais aussi il faudra veiller à avertir très rapidement les structures de santé en cas d’aggravation. Et, c’est dans ce cadre que le SAMUjoue un rôle très important. Ces alertes, nous les recevons sur le 1515 et il faut appeler très vite quand il y a une détresse”, explique encore le professeur Mamadou Diarra Bèye.

Insistant sur la nécessité et l’importance du diagnostic précoce, le directeur du SAMU appelle implicitement les populations à se faire consulter à temps. Parce que, dit-il, “ce qu’on a noté pour les cas graves qui arrivent en réanimation, dans plus de 80% des cas, ce n’est pas des patients suivis à domicile mais, des patients qui restaient à la maison et qui, brutalement, présentent des signes de détresse”. “Et quand nous intervenons, nous nous rendons compte que ces personnes étaient malades depuis au moins dix jours”, se désole-t-il.

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