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COVID : “Le vaccin le moins cher coûte 88 milliards FCFA” (Dr Elh. Mamadou Ndiaye)

C’est peu dire que le président de la République travaille à l’acquisition d’un vaccin pour mieux prévenir le coronavirus. Il l’a fait savoir le 31 décembre dernier, lors de son face à face avec les journalistes en assurant qu’il va en acheter « quel qu’en soit le prix ». Aujourd’hui, plus que jamais, cette question est d’actualité au plus haut sommet de l’Etat. Ce mercredi, en conseil des ministres, le président Macky Sall a encore rappelé « la nécessité d’accélérer la mise en œuvre urgente de la stratégie nationale de vaccination, dotée d’un budget conséquent ».

Ce budget, prédit le docteur El Hadj Mamadou Ndiaye, sera arrêté à plus d’un quart du budget national. A en croire le directeur de la prévention qui était l’invité de la matinale de nos confrères d’Iradio, ce mercredi 13 janvier, il faudra 1697 milliards pour vacciner tous les sénégalais. Toujours selon le directeur de la prévention, par ailleurs porte parole du ministère de la santé et de l’action sociale, ce montant concerne le vaccin le plus cher, cédé à 370 milliards de francs CFA. « Le vaccin le moins cher coûte 88 milliards », a encore précisé le docteur El Hadj Mamadou Ndiaye.

En attendant, selon le journal L’Obs, le ministère de la santé a annoncé que la Chine a (déjà) offert au Sénégal 200 mille doses de vaccin Sinopharm. Interrogé par le même journal dans son édition de ce mercredi 13 janvier, le docteur Ousmane Badiane, directeur du programme élargi de vaccination (PEV) précise que le pays ne peut accueillir “que les vaccins conservés entre 2 et 8 degrés”. Mais, “si l’on opte pour d’autres types de vaccins, il faudra renforcer la logistique et acheter de nouveaux équipements pour pouvoir conserver les vaccins qui (nécessitent) une congélation à des températures très basses, à – 20° ou -80°”, renseigne le docteur Ousmane Badiane.

Toujours selon le directeur du PEV, eu égard à la disponibilité des vaccins – il n’y a pas assez au niveau mondial -, le Sénégal prévoit de faire un ciblage prioritaire pour les personnes susceptibles de développer des cas graves de la maladie et pour le personnel de santé de première ligne.

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