SOCIETE 
A la Une

COVID-19 : Le conseil national du Laïcat prêche la suspension du « Ngalakh »

Ce sera l’un des effets pervers du coronavirus virus qui est en train de dicter sa loi dans le monde. Au Sénégal où la pandémie a contaminé près de 70 personnes, la menace est de plus en plus réelle. Face à cette situation inédite qui a d’ailleurs commandé de nombreuses restrictions décidées par l’Eglise catholique, le Conseil National du Laïcat du Sénégal (CNL) a appelé les fidèles chrétiens de sursoir à la distribution du traditionnel « Ngalakh ».

A travers un communiqué rendu public ce dimanche, cette entité explique q’une telle « mesure exceptionnelle ne se justifie que dans une situation exceptionnelle, vu la place et l’importance que le Ngalakh a fini d’occuper dans le raffermissement des liens de fraternité entre les chrétiens catholiques et les autres composantes de notre nation sénégalaise ». Le CNL rappelle d’ailleurs que le « Ngalakh » est plus le fruit d’une tradition qu’une prescription de l’Eglise. « Nous pouvons donc nous abstenir de distribuer du Ngalakh tout en conservant la portée symbolique de solidarité et de charité d’un tel geste », poursuit la même source qui à la place, rappelle : « en cette année 2020, une occasion tout aussi inédite nous est proposée par la Caritas du Sénégal à travers sa campagne de collecte pour le fonds d’urgence Sénégal qui a débuté le 07 mars dernier ». « Le CNL propose et encourage donc toutes les familles et tous les laïcs à s’inscrire dans cet élan de solidarité », poursuit le communiqué.

Pour rappel, à l’image des autres religions, le principe du partage est bien ancré dans le christianisme et se matérialise à travers l’entraide, surtout durant les fêtes. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la distribution du Ngalakh aux non-chrétiens à l’occasion des fêtes de Pâques.

Mais, pour le CNL, les précautions d’hygiène que requiert sa préparation seraient difficilement réunies en ces périodes. « Nous n’ignorons pas toute la logistique nécessaire à sa préparation et à sa distribution qui pourrait multiplier les contacts donc les risques », justifie encore le CNL.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page