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COVID-19/KÉDOUGOU : Le « cas importé » a marché du Burkina au Mali avant de rallier la ville à bord d’une moto

Après plus de deux mois de résistance à la pandémie, la région de Kédougou est finalement « tombée » ce samedi. A cause d’un jeune sénégalais émigré, la région aurifère a enregistré son premier cas de coronavirus. Il s’agit de l’un des deux « cas importés » recensés ce samedi 23 mai par les services du ministère de la santé et de l’action sociale. Véritable « cas », le « patient de Kédougou » revient en effet d’un lointain périple qui a duré deux longs mois.

A entendre M. Saër Ndao, gouverneur de la région, il s’agit d’un jeune sénégalais de 23 ans qui a réussi un véritable exploit. Emigré au Burkina Faso, il a quitté le pays des hommes intègres pour rallier le Mali…à pieds. Une fois au Mali, il a réussi à contourner les voies normales pour passer la frontière et rallier Kédougou à bord d’une moto. Après avoir réussi cette étape avec brio, le jeune homme tente enfin de rallier Kolda, sa région d’origine, toujours à bord de la moto. Décidé à boucler cette dernière étape, il passe par les « points non normalisés » et réussit à gagner quelques kilomètres. Mais sa course se terminera finalement à hauteur de la sortie de la ville où il a été intercepté par les forces de défense et de sécurité qui veillaient au grain.

Le gouverneur de la région de Kédougou qui a salué « la vigilance » des forces de défense et de sécurité et la « promptitude » des agents de santé a rassuré les populations de la zone. Selon lui, leurs opérations combinées ont permis « d’amoindrir les risques (de contamination) et circonscrire le cas ». Insistant sur le fait qu’il s’agit d’un cas « qu’il n’habite pas Kédougou », le gouverneur précise que le patient « n’a pas fréquenté de famille » dans la région. « Il devait continuer son chemin. Mais grâce à la vigilance des forces de défense et de sécurité, il a été contrôlé, interpellé et mis en isolement par les services du médecin-chef de district », précise Saër Ndao. Néanmoins, les services sanitaires sont sur le pied de guerre, à la recherche d’éventuels contacts de ce cas bien particulier.

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