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CAS COMMUNAUTAIRES : Le Dr Aloyse Diouf décline la stratégie de riposte

Pour éviter une très rapide propagation du virus Covid-19, les autorités publiques avaient pris un certain nombre de mesures dont la fermeture des frontières qui faisait suite à la suspension de toutes les lignes aériennes. Quelques semaines après, cette mesure est en train de porter ses fruits avec la baisse considérable des « cas importés » qui sont de plus en plus relégués, bien avant le 4 avril, date initialement retenue par les autorités sanitaires. Mais, il ne faudrait pas que la disparition des « cas communautaires » soit faite au bénéfice des cas issus de la transmission dite « communautaire ». C’est l’avertissement lancé par le docteur Olyse Waly Diouf, directeur de cabinet du ministre de la santé et de l’action sociale par ailleurs porte-parole du comité national de gestion des épidémies.

Le docteur Diouf qui confirme que les cas communautaires sont les « plus difficiles » dans la prise en charge de la maladie à coronavirus, renseigne que le comité national de gestion des épidémies a développé une stratégie locale dans les districts sanitaires dont sont issus ces cas. Concrètement, « la surveillance épidémiologique a été renforcée pour mieux contrôler ces cas en laissant à chaque secteur concerné sa responsabilité dans ce combat face au coronavirus, même si certaines orientations sont données par le Comité national. Dans le cadre de sa politique de ciblage, le ministère de la Santé envoie dans ces localités un épidémiologiste et une équipe pour le traitement et la sensibilisation », détaille-t-il. A terme, l’objectif est de circonscrire la maladie « en identifiant tout le circuit de contact du cas communautaire », a encore expliqué le docteur Aloyse Waly Diouf.

Cette stratégie semble prometteuse car, dans le district de Dakar Ouest, dans la zone de Ouakam notamment, plus aucun cas communautaire n’a été détecté grâce à la stratégie adoptée au niveau local. « D’ici deux jours, on va regarder ce que cela va donner en termes d’évolution », a encore indique le directeur de cabinet du ministre de la santé qui estime que les populations doivent respecter les gestes barrières et éviter les déplacements.

Ce lundi 6 avril, un autre cas issu de la transmission communautaire a été signalé par les services de santé. Ainsi, pendant trois jours successifs, le Sénégal connaît au moins une contamination de ce type qui représente 4 à 5% du nombre total des contaminations.

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