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Couvre-feu : Fortunes diverses chez les filles de joie

Face au coronavirus, le chef de l’Etat Macky Sall a pris un certain nombre de mesures pour freiner l’avancée de la pandémie dans le pays. Parmi ces mesures, l’Etat d’urgence institué par décret a lourdement impacté celles qui s’activent dans le plus vieux métier du monde. Les travailleuses du sexe subissent les contrecoups du couvre-feu qui accompagne l’Etat d’urgence et commande la fermeture des lieux de prédilection des belles de nuit. Les trottoirs, les dancings, les bars et autres lieux de racolage sont en effet, bien surveillés par les forces de l’ordre. Et, faute de “clients”, les travailleuses du sexe ne savent plus à quel saint se vouer. Interrogées par le journal Le Témoin, quelques unes d’entre elles ont acceptées de se confier sous le couvert de l’anonymat.

Aicha T. qui s’adonne à ce “job” depuis l’adolescence explique d’abord : “Les choses ne marchent plus par ces temps qui courent, à cause du coronavirus. Les clients qui me fréquentaient ne viennent plus et refusent même de prendre mes appels téléphoniques”. “En conséquence, déduit-elle, je suis complètement fauchée et, je n’ai rien pour subvenir à mes besoins et ceux de mes 4 enfants que je dois nourrir. Je suis obligée d’emprunter de l’argent à un de mes voisins”. Aicha T. qui pouvait facilement se retrouver avec 60 000 par jour, reste désormais 24 heures sans pouvoir rassembler la somme de 1000 francs. Voilà pourquoi elle prie de toutes ses forces pour l’éradication de cette maladie, le plus vite possible.

Quant à Sonia B., une autre travailleuse du sexe interrogée par Le Témoin, c’est tout simplement la fin de leur saison. “Sunu saison Teudj-na”, confie-t-elle, tout en appelant le chef de l’Etat à les intégrer dans le lot des familles à soutenir.
La situation de Aicha et Sonia, n’est cependant pas celle de leur collègue, Maty K. Celle-ci, contrairement à ses collègues, reçoit encore sa fidèle clientèle, malgré le coronavirus qui dit-elle, ne peut pas lui empêcher de travailler. “C’est mon gagne-pain, dit-elle. Tout ce que j’ai réalisé dans la vie, je l’ai fait en vendant mon magnifique corps”. “Mes fidèles clients viennent me voir dans mon appartement où je reçois comme d’habitude. Mais comme tous les Sénégalais, je respecte les mesures d’hygiène en me lavant bien les mais, c’est également valables pour mes visiteurs. Et après chaque contact avec un client, je prends le soin de bien me nettoyer par mesure d’hygiène”, a-t-elle conclu.

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