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COVID-19 : « Cette épidémie a quelque chose d’irrationnel » (Dr Bousso)

« Le coronavirus est une épidémie dynamique et les mesures prises jusque-là sont des mesures dynamiques », c’est l’une des réponses servies par le directeur du centre des opérations d’urgences sanitaires (COUR), qui répondait à la question de savoir quelles seraient les mesures si jamais le nombre de cas atteindrait une certaine proportion. Invité de l’émission « Jakarlo » sur la TFM, ce vendredi 3 avril, le docteur Abdoulaye Bousso poursuit : « Dans les hypothèses de prévention, il faut prendre en compte l’existant, il faut pas sous estimer les mesures qui ont des impacts visibles, c’est une logique implacable et il n’y a rien d’irrationnel ». Pour preuve, les « cas importés » ont connu une baisse et « c’est normal » parce que ces personnes qui pourraient constituer des cas importés ont bouclé leur période d’incubation. Toujours selon le Dg du COUS, les autres mesures prises par le président de la République sont également des mesures dynamiques. « Il a commencé par arrêter les rassemblements, ensuite il y a eu la suspension des liaisons aériennes avec certains pays et enfin la fermeture totale des frontières. Et, aujourd’hui, il faut dire que l’on pourrait gérer jusqu’à un certain nombre de cas qui ne sont pas graves. Jusqu’à un millier…Toutefois, la situation sera extrêmement compliquée si on a un certain nombre de cas graves comme en France », prévient-il.

Mais, paradoxalement, semble dire le docteur Abdoulaye Bousso, tout dans cette maladie, n’est pas scientifique. « Cette épidémie a quelque chose d’irrationnel », dit-il. A preuve, révèle le directeur du COUS « si on regarde le cas de Touba, sans entrer dans les détails, c’est un point d’interrogation. On avait très peur parce que c’est la-bas qu’on a recensé le premier cas communautaire qu’on ne pouvait relié à aucun autre cas. On a même fait le séquençage génomique de ce patient pour voir mais, cela n’a rien donné. Cela veut dire que quelqu’un est probablement rentré, a développé sa maladie (…) mais, rien ne s’est développé autour de ce cas. Donc, c’est une part d’irrationnel. On est preneur et on prie pour que la situation continue (à se stabiliser) à Touba où on craignait une explosion ».

Cette perception du Docteur Bousso n’est pas loin de celle du professeur Seydi qui, il y a quelques jours, révélait sur le plateau de la TFM que la guérison du coronavirus est, parfois, « le fait du hasard ». (COVID-19 : “La guérison est parfois le fait du hasard” (Pr Seydi)). Ou presque ! En tout cas, s’il y a une main invisible qui facilite la guérison, bien des malades sont preneurs. Mais, en attendant de saisir cette main, le respect strict des mesures de prévention individuelles et collectives est la seule voie du salut, comme l’a rappelé le ministre de la Santé qui cite la ville sainte de Touba en exemple en termes de « discipline de groupe ».

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