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COVID-19 : Annulation du permis de conduire, 1 à 5 ans de prison… : L’Etat durcit le ton face aux transporteurs irréguliers

C’est sans doute le seul moyen de dissuader les récalcitrants qui ne cessent de braver l’interdiction des transports inter-urbains et participent ainsi à la propagation du coronavirus à travers le pays. Ces personnes et leurs complices éventuels sont avertis : désormais la sanction sera très lourde. Selon le ministre sénégalais des infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, qui est revenu sur les détails du projet d’ordonnance annoncé lors du Conseil des ministres de mercredi dernier, les sanctions qui frappent le transport irrégulier en cette période de pandémie seront durcies dans les tout prochains jours. Dans les détails Me Oumar Youm explique que les contrevenants seront punis d’une peine ferme comprise entre un an et 5 ans de prison ferme, sans possibilité de sursis. Cette sentence, prévue aux côtés d’une autre qui prévoit une amende forfaitaire de cinq millions de francs CFA, sera sans préjudice d’une autre mesure purement administrative : le retrait du permis de conduire de tout chauffeur qui sera pris. Pour couronner le tout, les véhicules seront saisis et mis en fourrière à défaut d’être cassés », ajoute le ministre des transports lors d’une rencontre avec les transporteurs ce 30 avril 2020 à Diamniadio.

Rappelant que « le transport illégal est le transport public effectué par des personnes qui n’ont pas d’habilitation administrative pour exercer le métier de transport. (Contre eux) la loi d’habilitation de 2003 avait prévu des sanctions allant de 6 mois à 2 ans d’emprisonnement ou d’amende allant de 50 mille à 500 mille francs », Me Oumar Youm qui précise que le projet d’ordonnance adopté en Conseil des ministres (le mercredi 29 avril 2020, ndlr) est revenu sur les sanctions pour les durcir. « Les fauteurs de trouble qui seront identifiés, considérés comme des menaces à la sécurité sanitaire du Sénégal seront sanctionnés à la manière la plus dure », persiste Me Oumar Youm.

En effet, si les cas issu de la transmission communautaire sont en train de se multiplier, c’est en partie à cause du non respect de l’interdiction des transports inter régionaux, expliquent les autorités sanitaires. « Cela pose un véritable problème », se plaignait le directeur du centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS), le docteur Abdoulaye Bousso qui appelaient à plus de responsabilités des uns et des autres.

Tout comme la fermeture des frontières terrestres et la suspension des lignes aériennes pour freiner les « cas importés », l’interdiction des transports inter régionaux devraient considérablement empêcher la propagation du virus à travers la transmission dite communautaire (pour le moment, le Sénégal en a enregistré 100 au total).

A ce jour, le Sénégal a enregistré 933 cas confirmés de Covid-19 dont 9 décès, un évacué et 334 guéris. 589 sont actuellement sous traitement.

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