SOCIETE 
A la Une

CONVOQUÉ PAR L’IGAJ : Souleymane Téliko remporte la première manche

Souleymane Teliko lui, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère : le magistrat sénégalais s’était formellement montré en phase avec ses collègues de la Cour de justice.

Selon Liberation online qui évoque les “coulisses” de son audition, Souleymane Téliko, interrogé ce vendredi, de 10 heures 30 à 13 heures 45, par l’inspection générale de l’administration de la justice (IGAJ) s’est pointé avec deux avocats : Me Ciré Clédor Ly et Me Demba Ciré Bathily. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que la présence des robes noires a créé une certaine tension entre le président de l’UMS et les inspecteurs de l’IGAJ. Ceux-ci étaient en effet, contre la présence des avocats mais, Téliko leur a fermement indiqué qu’il pouvait effectivement se faire assister.

Au terme d’un débat houleux, les avocats ont finalement été autorisés à prendre part à l’audition. Le président de l’UMS remporte ainsi la première manche dans cette affaire que l’un de ses avocats considère comme une “tentative d’intimidation”. “(…) Je m’insurge contre la tentative d’intimidation des magistrats par les autorités politiques. Convoquer le président de l’UMS, signifie s’attaquer à tous les magistrats pris individuellement”, a dit Me Ciré Clédor Ly, cité par Liberation online.

Selon certaines informations, “l’affaire” pour laquelle le président de l’union des magistrats du Sénégal (UMS) a été convoqué devant l’inspection de l’administration de la justice (IGAJ) remonte au mois de juillet dernier. Invité de l’émission “Jury du dimanche” le 12 juillet dernier, le patron de l’UMS avait été interrogé sur l’affaire et le déroulement du procès de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, condamné en 2018 à 5 ans de prison ferme pour “escroquerie aux deniers publics, faux et usage de faux dans des documents administratifs, complicité en faux en écriture de commerce”. Plus précisément, l’invité de Mamoudou Ibra Kane avait été implicitement invité à commenter l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO, faisant état de la violation des droits de la défense au cours de ce procès.

“Je ne rentre pas dans les jugements de valeur. Je m’en tiens aux faits et les faits, c’est que la Cour de justice de la CEDEAO a effectivement considéré que dans l’affaire Khalifa Sall il y avait eu une violation d’un des principes qui garantissent un procès juste et équitable : la présomption d’innocence et, je crois, les droits de la défense. Ça, il faut le regretter. Moi je le regrette franchement parce que j’estime que nous avons toutes les ressources humaines de qualité qui ont été bien formées et qui peuvent nous épargner ce genre de déconvenues, parce que c’est clairement une déconvenue pour la justice sénégalaise”, avait notamment commenté le juge Souley­mane Téliko.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer