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CIMETIÈRE DE YOFF : Le Pr Seydi agressé par un scooteriste

Au-devant de la scène dans la prise en charge des malades atteints de COVID, le professeur Moussa Seydi, ne manque pas pour autant “d’ennemis” qui, à l’occasion, n’hésitent pas à lui faire mal. A preuve, le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Fann a été victime d’une agression hier dimanche, aux environs de 17 heures. Les faits relatés par nos confrères du journal L’OBS dans leur parution du jour, se sont déroulés au cimetière de Yoff. Un conducteur de scooter l’a reconnu s’est dirigé vers le professeur Moussa Seydi pour le traiter de lâche et de “criminel”, alors qu’il assistait à l’inhumation d’un ami.

Après l’enterrement, le Pr Moussa Seydi est tranquillement entré dans sa voiture qu’il avait garée dans le parking du cimetière. C’est le moment choisi par son agresseur pour se diriger vers lui avec son scooter. Alors que le Pr Seydi s’apprêtait à démarrer le moteur, l’agresseur lui fait signe de la main. Le Pr Seydi baisse sa vitre pour lui répondre à l’interpellation de l’inconnu. Naturellement !

« Bonsoir Monsieur», dit-il. ” Bonsoir”, répond le Professeur Moussa Seydi. ” Vous êtes bien le Pr Seydi ? “, lui demande son vis-à-vis. “Effectivement, je suis bien le Pr Seydi”, confirme-t-il.

” Mais Professeur, pourquoi le Sénégal a pris la décision d’interdire le rapatriement des corps des Sénégalais décédés de la Covid-19 à l’étranger. Cette décision ne reposait sur rien. Je m’appelle Monsieur…, je suis ingénieur, je viens de la France. Vous êtes un lâche, vous êtes un criminel (…) Vous ne soignez personne. Vous cachez des morts”, enchaine l’interlocuteur du professeur Seydi, visiblement très remonté contre lui.

Surpris par la tournure des évènements, le professeur Moussa Seydi démarre sa voiture. Mais son agresseur le poursuit avec des injures à la bouche. Et, révèle L’OBS “c’est de justesse que le professeur a échappé à un accident de voiture en voulant éviter le scooter et ses occupants”. Il a pu néanmoins relever le numéro de plaque de la moto. Craignant pour sa sécurité, il a joint le ministre de l’intérieur.

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