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CHAUDE JOURNEE A L’UNIVERSITE DE BAMBEY : Les étudiants blessent deux éléments du GMI

La journée de ce mercredi a été particulièrement chaude et singulièrement longue à Bambey où de nouveaux affrontements ont opposés les étudiants de l’université Alioune Diop aux forces de l’ordre. Pendant plusieurs heures et sans interruption, policiers et étudiants ont en effet offert le spectacle d’un véritable champ de bataille avec les armes « classiques » de part et d’autre. Aux grenades lacrymogènes des policiers, soutenus par des renforts venus du camp Tropical de Thiès, les étudiants ont répondu par des jets de pierre.

Le bilan – 7 éléments du groupement mobile d’intervention dont un avec une fracture de la main gauche et un autre souffrant d’un traumatisme au niveau de l’épaule gauche –
est relativement inhabituel chez les forces de l’ordre pour une intervention de ce genre. Des blessés, il y en a également dans les rangs des étudiants, même si le nombre reste encore inconnu. A l’origine de ces affrontements, les étudiants de l’université Alioune Diop qui réclament de « meilleures conditions d’études et de séjour, une meilleure qualité du service de l’internet et des restaurants dignes de ce nom », ont barré la route. Le jalon posé ce matin entre dans le cadre d’un plan d’actions globale prévu par les étudiants de l’université de Bambey pour « avoir des réponses concrètes » de la part de l’administration. Le lundi 13 janvier dernier, ils avaient d’ailleurs improvisé une grève de 72 heures. « Depuis le début de l’année, nous constatons que les problèmes de notre université ne cessent d’augmenter ; nous fustigeons le manque de capacité d’accueil pour les nouveaux bacheliers, les problèmes pédagogiques, à savoir le manque de salles de cours, le sureffectif des étudiants dans les salles de cours. Celles qui devraient accueillir 100 étudiants sont à 200 », dénonçaient-ils par la voie de leur porte-parole, Ndiaga Thiam précisait que malgré leurs grèves illimitées, (la dernière remonte seulement au mois de novembre 2019, NDLR) l’Etat du Sénégal « tarde toujours à réagir » pour apporter des solutions à leurs problèmes qui « ne datent pas d’aujourd’hui ».

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