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« BIEN VIHELLIR » DU VIH : Un ambitieux programme lancé au Sénégal et au Cameroun

Améliorer les dispositifs de prise en charge des personnes vivant avec le vih (Pvvih) âgées de plus de 50, ans tout en intégrant leur prise en charge face à cinq maladies chroniques. Tel est l’objectif phare du projet « Bien viheillir » qui a été officiellement lancé vendredi dernier au Sénégal dans les locaux du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS).

Le projet « bien viheillir » réalisé simultanément au Sénégal et au Cameroun, a été lancé vendredi 19 novembre, dans notre pays en présence de plusieurs acteurs de la santé et des partenaires au développement. Le lancement de cet important et audacieux projet pour un meilleur vieillissement des personnes âgées de plus de 50 ans et vivant avec le Vih, a été une occasion pour la secrétaire exécutive du CNLS, de dévoiler toutes les facettes de ce nouveau dispositif qui résulte du succès thérapeutique des médicaments anti-rétroviraux. Une thérapie qui a permis d’ailleurs aux personnes vivant avec le Vih, d’avoir une espérance de vie semblable à celle de la population générale tout en réduisant drastiquement les cas de morbidité et de mortalité. Cependant, en dépit de ces avancées, ces Pvvih sont vivement exposées à des maladies chroniques comme l’hypertension artérielle, le diabète, le cancer, lʼinsuffisance rénale et les hépatites B et C. Ce qui a permis à Mme Safiétou Thiam de dire que « nous accueillons avec intérêt ce projet axé sur les besoins des personnes âgées. Jʼengage par ma voix, le CNLS dans le suivi et la mise en œuvre ainsi que les recommandations qui seront issues de ce projet, et qui doivent être prises en compte dans la nouvelle stratégie du CNLS. »

La patronne du CNLS rappelle également que « le Sénégal a accédé au traitement des ARV en 1998, et certains parmi nos patients avaient commencé ce traitement alors quʼils étaient plus jeunes. Aujourdʼhui, ils ont plus de 55 ans et commencent à avoir dʼautres problèmes de santé liés à lʼâge et aux maladies chroniques. Dʼoù la pertinence, toujours selon elle, de ce projet, qui est en train dʼêtre déroulé au Chu de Fann et à lʼhôpital militaire de Ouakam.

Prenant part à la rencontre, le Dr Karim Diop du Crcf est revenu sur le financement de ce projet, à hauteur dʼ1 million d’euros par ‘Expertise France’. Il a tenu ensuite à rappeler que le projet a été mis en place pour identifier les difficultés auxquelles sont confrontés les patients et voir comment le Vih interagit chez eux, et comment prendre en compte leur besoins concernant les pathologies chroniques.

Sous un autre registre, le Pr Koumé, gériatre, a soutenu dans son intervention que le vieillissement est actuellement l’un des plus grands défis de ce 21ème siècle et « dʼici 2050, on va assister au doublement de la population des personnes âgées qui doit passer de 11 % à 22 %, soit de 650 millions à 2 milliards d’individus ». Il a tenu à souligner que le Sénégal n’échappera à ce phénomène car le taux d’accroissement des personnes âgées est de 3,5 %, alors que celui de la population générale est de 2,5 %. Il faut rappeler qu’en 2020, lʼOnusida estimait à 4,5 millions, le nombre de PVVIH âgées de plus de 50 ans en Afrique subsaharienne, soit 17.8 des effectifs totaux. Et au Sénégal, d’après le Dr Karim Diop, les chiffres ont révélé que plus de 100 personnes de plus 50 ans vivent avec le vih.

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