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AUTOROUTE A PEAGE : “Ngente Toubab” sur l’axe Dakar Diamniadio

Ce début d’année est particulièrement angoissant pour les milliers d’usagers de l’autoroute à péage dont le système connait souvent des dysfonctionnements techniques pouvant aller jusqu’à des heures. Ce fut le cas ce samedi, pour les usagers qui empruntent l’autoroute dans les sens Dakar/Diamniadio. Une panne relativement sévère a été notée aux environs de 10 heures, obligeant les automobilistes à ralentir pendant de bonnes minutes, avant d’être obligés d’immobiliser leurs véhicules. En début de soirée également, les mêmes ralentissements étaient notés dans le sens Diamniadio/Dakar, occasionnant par moments un embouteillage sur de dizaines de kilomètres.

Ces désagréments sont loin d’être inédits. Au contraire, le 1er janvier dernier, les mêmes failles avaient été notées, pendant plusieurs heures, au grand dam des usagers qui n’avaient que leurs yeux pour assister à ce spectacle intenable de plusieurs centaines de véhicules immobilisés.

Mais, il faut dire que ces pannes ne sont pas sans conséquences pour les caisses de la Senac. En effet, pour mettre un terme à l’insoutenable attente, l’exploitant de l’autoroute est souvent obligé de soulever les barrières, permettant ainsi aux véhicules de pouvoir circuler et franchir les postes de péages sans débourser le moindre sou. Un véritable “Ngente Toubab” (service gratuit), comme ce fut le cas ce samedi, qui profite bien aux nombreux usagers ne disposant pas de carte “Rapido”. Ceux-ci pouvaient tranquillement passer le poste de péage sur injonction d’un agent du peloton autoroutier de la gendarmerie nationale. Il en est d’ailleurs de même pour les détenteurs de la carte “Rapido”. Néanmoins, pour ces derniers, le passage n’est gratuit que le temps de la panne. Autrement dit, lors de leur prochain passage, la carte sera détectée comme “débitrice” et, “le crédit du péage sera défalqué”, explique une source. Il y a néanmoins une astuce pour les “connaisseurs”. Il suffit juste de retirer la carte et franchir la barrière, comme l’aurait fait un usager qui paie par espèces.

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